Aucun message portant le libellé Histoire. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Histoire. Afficher tous les messages

jeudi 23 juin 2016

La légende des papillons !

Comment les papillons apprirent à voler ( Légende amérindienne ).

Quand la Terre était jeune, aucun papillon ne volait ça et là dans les airs et n'illuminait les jours de printemps et d'été de leurs ailes portant les couleurs de l'arc-en-ciel. Il y avait des reptiles, qui furent les ancêtres des papillons, mais ils ne savaient pas voler ; ils ne savaient que ramper par terre. Ces reptiles étaient magnifiques, mais le plus souvent les humains, lorsqu'ils se déplaçaient, ne baissaient pas les yeux vers la terre, aussi ne voyaient-ils pas leur beauté.

En ces temps-là, vivait une jeune femme qui s'appelait Fleur de Printemps et qui était une joie pour tous ceux qui la connaissaient. Elle avait toujours le sourire et un mot gentil à la bouche, et ses mains étaient semblables au printemps le plus frais pour ceux qui étaient atteints de fièvre ou de brûlures. Elle posait ses mains sur eux et la fièvre aussitôt quittait leur corps. Quand elle atteignit l'âge adulte, son pouvoir devint encore plus fort et, grâce à la vision qu'elle avait reçue, elle devint capable de guérir les gens de la plupart des maladies qui existaient alors. Dans sa vision, d'étranges et belles créatures volantes étaient venues à elle et lui avaient donné le pouvoir de l'arc-en-ciel qu'ils portaient avec eux. Chaque couleur de l'arc-en-ciel avait un pouvoir particulier de guérison que ces êtres volants lui révélèrent. Ils lui dirent que pendant sa vie elle serait capable de guérir et qu'au moment de sa mort elle libérerait dans les airs des pouvoirs de guérison qui resteraient pour toujours avec les hommes. Dans sa vision, il lui fut donné un nom : Celle-qui-tisse-dans-l'air-des-arcs-en-ciel.

Tandis qu'elle avançait en âge, Celle-qui-tisse-dans-l'air-des-arcs-en-ciel continuait son travail de guérisseuse et dispensait sa gentillesse à tous ceux qu'elle rencontrait. Elle rencontra aussi un homme, un voyant, et elle le prit pour mari. Ils eurent ensemble deux enfants et les élevèrent pour qu'ils soient forts, sains et heureux. Les deux enfants avaient aussi certains pouvoirs de leurs parents et eux-mêmes devinrent plus tard des guérisseurs et des voyants. Tandis qu'elle vieillissait, le pouvoir de Celle-qui-tisse-dans-l'air-des-arcs-en-ciel grandit encore et tous ceux qui vivaient dans les environs de la région où elle habitait vinrent à elle avec leurs malades, lui demandant d'essayer de les guérir. Elle aidait ceux qu'elle pouvait aider. Mais l'effort de laisser passer en elle tout le pouvoir finit par l'épuiser et un jour elle sut que le moment de remplir la seconde partie de sa vision approchait. Tout au long de sa vie, elle avait remarqué que des reptiles magnifiquement colorés venaient toujours près d'elle quand elle s'asseyait par terre. Ils venaient contre sa main et essayaient de se frotter contre elle. Parfois l'un deux rampait le long de son bras et se mettait près de son oreille.

Un jour qu'elle se reposait, un de ces reptiles vint jusqu'à son oreille. Elle lui parla, lui demandant si elle pourrait faire quelque chose pour lui, car elle avait remarqué que lui et ses frères et soeurs lui avaient toujours rendu service. "Ma soeur, dit Celui qui rampait, mon peuple a toujours été là pendant que tu guérissais, t'assistant grâce aux couleurs de l'arc-en-ciel que nous portons sur le corps. A présent que tu vas passer au monde de l'esprit, nous ne savons comment continuer à apporter aux hommes la guérison de ces couleurs. Nous sommes liés à la terre et les gens regardent trop rarement par terre pour pouvoir nous voir. Il nous semble que si nous pouvions voler, les hommes nous remarqueraient et souriraient des belles couleurs qu'ils verraient. Nous pourrions voler autour de ceux qui auraient besoin d'être guéris et laisserions les pouvoirs de nos couleurs leur donner la guérison qu'ils peuvent accepter. Peux-tu nous aider à voler ?" Celle-qui-tisse-dans-l'air-des-arcs-en-ciel promit d'essayer. Elle parla de cette conversation à son mari et lui demanda si des messages pourraient lui venir dans ses rêves.

Le matin suivant il se réveilla, excité par le rêve qu'il avait fait. Quand il toucha doucement Celle-qui-tisse-dans-l'air-des-arcs-en-ciel pour le lui raconter, elle ne répondit pas. Il s'assit pour la regarder de plus près et il vit que sa femme était passée au monde des esprits pendant la nuit. Pendant qu'il priait pour son âme et faisait des préparatifs pour son enterrement, le rêve qu'il avait eu lui revint en mémoire et cela le réconforta. Quand le moment fut venu de porter Celle-qui-tisse-dans-l'air-des-arcs-en-ciel à la tombe où elle serait enterrée, il regarda sur sa couche et, l'attendant, se trouvait le reptile qu'il pensait y trouver. Il le ramassa avec précaution et l'emporta.

Tandis que l'on mettait le corps de sa femme en terre et qu'on s'apprêtait à le recouvrir, il entendit le reptile qui disait : "Mets-moi sur son épaule à présent. Quand la terre sera sur nous, mon corps aussi mourra, mais mon esprit se mêlera à l'esprit de celle qui fut ta femme, et ensemble nous sortirons de terre en volant. Alors nous retournerons vers ceux de mon peuple et leur apprendrons à voler de façon à ce que se poursuive le travail de ton épouse. Elle m'attend. Pose-moi à présent." L'homme fit ce que le reptile lui avait dit et l'enterrement se poursuivit. Quand tous les autres furent partis, l'homme resta en arrière quelques instants. Il regarda la tombe, se souvenant de l'amour qu'il avait vécu. Soudain, de la tombe sortit en volant une créature qui avait sur ses ailes toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Elle vola vers lui et se posa sur son épaule. "Ne sois pas triste, mon époux. A présent ma vision s'est totalement réalisée, et ceux que j'aiderai désormais à enseigner apporteront toujours aux autres la bonté du coeur, la guérison et le bonheur. Quand ton heure viendra de te transformer en esprit, je t'attendrai et te rejoindrai."

Quand l'homme changea de monde, quelques années plus tard, et fut enterré, ses enfants restèrent en arrière après que tous les autres s'en furent allés. Ils remarquèrent une de ces nouvelles créatures magnifiques qu'ils appelaient papillons, voletant près de la tombe. En quelques minutes un autre papillon d'égale beauté sorti en volant de la tombe de leur père, rejoignit celui qui attendait et, ensemble, ils volèrent vers le Nord, le lieu du renouveau. Depuis ce temps-là les papillons sont toujours avec les hommes, éclairant l'air et leur vie de leur beauté.

Si vous voulez que votre souhait se réalise, vous n'avez qu'à le souffler au papillon. N'ayant pas de voix, il ira porter votre souhait au ciel jusqu'au grand Manitou, où il sera exaucé.

NOTE : Les enseignements traditionnels des amérindiens passaient jadis par des légendes comme celle-la que les anciens du village racontaient autour du feu le soir de pleine lune. Les enfants adoraient les écouter.

Extrait de "La Roue de Medecine" de Sun et Wabun Bear

jeudi 16 juin 2016

LA LÉGENDE DU 5ÈME RÊVE

Une légende raconte qu’au début des temps, le Grand Esprit dormait dans le Rien, le Noir Absolu. Il s’ennuyait beaucoup, Alors, il eut un rêve étonnant, il rêva son contraire. Le premier rêve fut donc la lumière. Et la lumière fut, en 1 milliardième de seconde.

Longtemps, longtemps la lumière chercha son accomplissement, son évolution, jusqu’à ce qu’elle trouve la transparence et l’arc en ciel. Et ce fut l’arc-en-ciel qui régna sur le monde pendant des millions d’années. Il était si beau.

Mais voilà qu’à son tour, l’arc-en-ciel s’emplit du désir de son contraire. Lui qui était si léger, fit le rêve d’être lourd. Et c’est ainsi que le deuxième rêve fut le caillou.

Le caillou lui aussi chercha longtemps son accomplissement, son évolution et il le trouva dans les pierres précieuses, le diamant, le cristal, et ce fut le cristal qui régna à son tour sur le monde pendant des millions d’années. Mais lui aussi se mit à rêver de son opposé.

Lui qui était si solennel, si droit, si dur, si tranchant, il rêva la tendresse, la souplesse, la fragilité́, le brin d’herbe.

Et le troisième rêve fut la fleur. Elle aussi chercha longtemps son accomplissement et ce fut l’arbre qui régna sur le monde pendant des millions d’années, 

Et à son tour, l’arbre fit un rêve. Lui, qui était si ancré à la terre, avec ses racines si profondément enfoncées dans le sol, il rêva de la parcourir librement ;

Le quatrième rêve fut donc le ver-de-terre. La quatrième route.
A son tour, le ver de terre chercha son accomplissement, son évolution à travers le monde animal,  du porc-épic à l’aigle, du puma au serpent à sonnette. Longtemps, il tâtonna.

Et puis un beau jour, dans une immense éclaboussure…apparut le dauphin.

Et là, toutes les bêtes de la terre reconnurent en lui leur accomplissement.

C’est alors que les dauphins régnèrent sur le monde.

Et l’univers entier aurait bien juré que le jeu cosmique allait s’arrêter là, vu que les dauphins semblent être les mammifères les plus intelligents et joyeux de la planète, et qu’ils passent leur temps à se rire des grands requins blancs et à faire l’amour au milieu des tempêtes, Que pourrait il se faire de mieux entre la terre et le ciel ?

Seulement voilà…Les dauphins à leur tour n’ont pu s’empêcher de rêver.

Eux qui avaient retrouvé le lien, ils révèrent de s’en détacher, ils créèrent l’être séparé́ et nous sommes apparus, nous les hommes. Car nous sommes le cinquième rêve, en marche vers le cinquième accomplissement.

Nous avons commencé par asservir tous les rêves précédents, la lumière, les cristaux, les plantes et les animaux. Vers quel but nous nous dirigeons dans l’inconnu ?

Cela, la légende ne le dit pas, mais elle nous donne quelques indices. L’accomplissement de l’humanité́ sera la résultante de tout ce que les humains peuvent rêver. Si dans le noir, il y a la lumière, si dans un caillou, il y a un cristal, si dans un brin d’herbe se cache un séquoia et si un ver de terre se transforme en dauphin… Quel peut être l’accomplissement de l’Homme ?

A quoi ressemblera l’être humain du troisième millénaire ? Il suffit peut-être de porter la plus grande attention à nos rêves.

Source : WE ARE OCEAN.

mercredi 27 mars 2013

Les peuples du Sud-Ouest


Le Sud-Ouest était peuplé au XVe siècle de deux types de tribus indiennes : les cultivateurs sédentaires et les nomades. Les premiers cultivateurs, les Hohokams, produisaient maïs, haricots et courges dès 300 av. J.-C. : ils sont les ancêtres des Pimas et Papagos actuels. Les plus célèbres agriculteurs sont néanmoins les Pueblo, descendants des Anasazis dont la culture se différencia vers 750 apr. J.-C. : culture du maïs, haricots, courges, maisons en pierre, poterie. La culture de ces Indiens Pueblos, dont les Zuni et les Hopi, semble assez préservée aujourd'hui.

À l'ouest de la zone vivaient les peuples appartenant au groupe linguistique yuman, dont les Havasupais et les Mojaves. Les nomades, de langue athabasque, arrivèrent dans le Sud-Ouest au XVe siècle ; ils apprirent l'agriculture auprès des Pueblos et l'élevage auprès des Espagnols : ce sont les Navajos et les Apaches.

Les Pueblo (de l'espagnol pueblo, "village"), peuple indien d'Amérique du Sud habitant dans des villages permanents aux maisons de pierre ou d'adobe très serrées (brique mêlée de paille séchée au soleil). Ils vivent, actuellement encore au nord-ouest du Nouveau-Mexique et au nord-est de l'Arizona. Ils appartiennent à quatre groupes linguistiques distincts (hopi, zuñi, keres et tanoar), mais les cultures des différents villages sont étroitement apparentées.

Les Zuni, groupe d'Amérindiens vivant dans un pueblo de la réserve indienne située près de Zuni, au Nouveau-Mexique. Les Zuni parlent une langue appartenant au groupe de l'uto-aztèque. Par leur apparence physique, leur culture et leur organisation sociale, ils ressemblent beaucoup à d'autres Amérindiens de culture villageoise tels que les Hopi. Comme eux, les Zuni sont célèbres pour leurs tissages, leurs vanneries, leurs poteries ainsi que pour leurs bijoux en argent. Ils cultivent le sol aride de la région en utilisant des méthodes traditionnelles d'irrigation.

Les Hopi, peuple amérindien parlant une langue shoshone de la famille uto-aztèque. Ces Indiens Pueblo du Sud-Ouest, également appelés Moqui, vivent dans un petit groupe de villages indépendants les uns des autres, sur ou à proximité de hautes mesas du nord-est de l'Arizona. Ces villages, ou pueblos, dans lesquels la culture hopi fut longtemps conservée pendant la période de domination espagnole puis anglo-saxonne, firent l'objet de nombreuses études d'anthropologie.

La religion hopi, comme celle de tous les autres peuples pueblo, comprend le culte de la nature, et il existe de nombreuses cérémonies destinée à invoquer ou à influencer les puissances surnaturelles. Le culte des ancêtres joue également un rôle important dans les cérémonies hopi. On peut déceler quelques influences chrétiennes, en particulier dans les dates des cérémonies et l'observation des fêtes des saints. Les rituels privés se tiennent dans des salles de cérémonie souterraines appelées kiva, et les offices et les danses publiques ont généralement lieu en plein air. Les cérémonies religieuses hopi les plus importantes sont les mystères de la fertilité kachina (le kachina est l'esprit d'un ancêtre, représentant généralement un clan, symbolisé dans les cérémonies par un danseur masqué et couvert de peintures), et les rituels de culte du soleil et du feu au milieu de l'été et au milieu de l'hiver. La fameuse danse du serpent, en réalité une danse de la pluie, est considérée comme l'une des cérémonies amérindiennes les plus spectaculaires. Elle a lieu tous les deux ans aux alentours du 20 août, et attire des milliers de visiteurs.

Les Mojaves vivaient vivaient dans des cabanes de branchages, dans des villages dispersés le long des rives du fleuve Colorado en Arizona et en Californie. Peuple essentiellement agraire, les Mojaves cultivaient du blé et des haricots sur des terres inondées annuellement par le fleuve qui laissait lors des décrues un fertile dépôt de limon. Ils étaient aussi d'habiles pêcheurs et chasseurs. Leur unité sociale était essentiellement fondée sur la famille.

La religion mojave était fondée sur l'idée d'un créateur suprême. Les rêves des hommes de la communauté, racontés en détail dans des chansons, jouaient un rôle important dans les cérémonies religieuses.

Actuellement, les descendants des Mojaves vivent surtout à proximité ou dans les réserves de Parker, en Arizona, et près de Needles, en Californie.

Les Navajo se divisent en plus de cinquante groupes, et leur mode de filiation est transmis par les femmes (clans matrilinéaires). Les Navajo doivent se marier en dehors de leur propre clan. L'unité sociale de base est une famille élargie dont les membres ont une gamme complète de responsabilités. Bien qu'il existe des logements modernes dans la réserve, de nombreux Navajo continuent à construire les hogans traditionnels et à y vivre. Il s'agit de maisons coniques faites d'une armature de bois et recouvertes de terre, pourvues d'un trou pour la fumée au sommet et d'un passage étroit et couvert servant d'entrée.

La religion navajo est fondée sur le culte des vents et des cours d'eau, et fait appel à un certain nombre de dieux qui interviennent occasionnellement dans les affaires humaines. Ces dieux sont fréquemment invoqués; des offrandes leur sont faites et des danses cérémonielles sont exécutées dans lesquelles ils sont représentés par des hommes peints et masqués. Les chansons, les incantations, les prières et les peintures de sable font aussi partie de rituels religieux complexes, et il existe une vaste mythologie

Les Apaches. Dans la culture apache, les femmes rapportaient la nourriture, le bois et l'eau tandis que les hommes partaient chasser et faire la guerre. La plupart des familles vivaient dans des wickiups (des huttes de branchage en formes de dôme érigées par les femmes) ou dans des tipis en peau de bisons. Les peuples apaches de l'Ouest étaient matrilinéaires (l'ascendance maternelle est prise en compte dans la filiation). La polygamie était pratiquée lorsque les circonstances économiques le permettaient, et l'un ou l'autre des conjoints pouvait aisément mettre un terme au mariage.

La religion était un aspect fondamental de la vie des Apaches; les plus connus parmi les êtres surnaturels étaient les ga'ns, des esprits de la montagne protecteurs représentés dans des rites religieux tels que la cérémonie de puberté des filles, qui a encore lieu chez les Apaches de l'Ouest.

De nombreux descendants d'Apaches vivent dans des réserves d'Arizona et du Nouveau-Mexique. Leur culture actuelle est un mélange de croyances traditionnelle apaches, comme la magie, et d'éléments américains contemporains.

Les Indiens d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud ont des traditions et une histoire très différentes de celle des Indiens d'Amérique du Nord et nous les laisserons de côté pour cette fois.

Sources : Microsoft Encarta, Encyclopedia Universalis, Larousse.

Les peuples du Sud-Est


Les peuples du Sud-Est comprenaient les Cherokees, les Choctaw, les Chikasaws, les Creek et les Séminoles, connus sous le nom des "Cinq Nations", qui firent preuve d'une grande faculté d'adaptation pour résister à l'invasion européenne. Les Natchez, autre peuple du Sud-Est réputé pour leur construction élaborée de tumulus, furent anéantis par les Européens au XVIIIe siècle.

Les Cherokees, peuple amérindien, appartiennent à la famille linguistique des Iroquois et à la zone culturelle du Sud-Ouest. Les Cherokees jouèrent un rôle important dans la colonisation de l'Amérique et l'histoire des Etats-Unis, ils demeurent aujourd'hui l'un des plus grands groupes indigènes des États-Unis.

Des études archéologiques et linguistiques indiquent que les Cherokees émigrèrent pendant la préhistoire du Texas actuel et du nord du Mexique vers la région des Grands Lacs. Des guerres avec les Iroquois de la région de New York et les Delaware les entraînèrent vers les Appalaches, dans les États actuels de la Caroline du Nord et de la Caroline du Sud et du Tennessee.

L'économie cherokee, comme celle des autres tribus du Sud-Est, reposait principalement sur l'agriculture, essentiellement le maïs, les haricots et la courge. Ils chassaient le daim, l'ours et l'élan. Le Busk, ou cérémonie du maïs vert, était une période d'actions de grâces, de renouveau spirituel autour de grands feux sacrés. Les Cherokees étaient divisés en sept clans matrilinéaires qui furent scindés en demi-groupes de guerre et de paix. Ils vivaient dans de nombreux villages permanents, certains appartenant au demi-groupe guerrier, d'autres au demi-groupe pacifique.

Au début du XIXe siècle, les Cherokees firent preuve d'une adaptation étonnante aux institutions occidentales, à la fois dans leur organisation gouvernementale et leur adoption des méthodes occidentales d'élevage et d'agriculture, dont le système de plantation. Des écoles publiques furent créées et, dans les années 1820, Sequoya, un membre de la tribu Cherokee, inventa un alphabet composé de quatre-vingt-cinq caractères pour transcrire la langue cherokee. L'alphabétisation se développa rapidement et, en 1828, le premier quotidien amérindien, le Cherokee Phoenix, fit son apparition.

En Oklahoma, la culture traditionnelle des Cherokees s'est considérablement affaiblie. La Bande de l'Est a davantage préservé son mode de vie et notamment l'artisanat, tandis que d'autres tribus vivent dans la réserve Qualla de Caroline-du-Nord. La vannerie cherokee actuellement produite en Caroline-du-Nord est de qualité égale, voire même supérieure, à celle d'autrefois. En Oklahoma, les Cherokees vivent à l'intérieur ou à l'extérieur des réserves, éparpillés dans des centres urbains ou des zones rurales isolées.

Ils travaillent dans plusieurs secteurs d'activité, pêche, industrie ou monde des affaires. En Caroline-du-Nord, l'agriculture, la sylviculture, l'industrie et le tourisme (environ 5 millions de touristes par an) constituent d'importantes sources de revenus. Dix mille personnes parlent actuellement le cherokee.

Les Choctaw, peuple amérindien de la famille linguistique muskogéenne (l'une des familles de langues amérindiennes), vivaient à l'origine dans une région qui comprend la Géorgie, l'Alabama, le sud du Mississippi et la Louisiane actuels.

Les Choctaw étaient moins guerriers que leurs ennemis traditionnels, les Chickasaw et les Creek, et vivaient dans des cabanes de terre et d'écorce couvertes de chaume. Ils étaient un peuple agraire employant des outils rudimentaires pour cultiver du maïs, des haricots, des patates douces, des courges et du tabac. Ils disposaient habituellement d'un surplus à vendre ou à échanger, élevaient du bétail, pêchaient et chassaient avec des sarbacanes, des arcs et des flèches. Après l'arrivée des Européens, les Choctaw commencèrent à utiliser les chevaux comme montures et comme bêtes de somme. En même temps que les Séminoles et les Chickasaw, les Choctaw développèrent leurs propres élevages de chevaux.

Les Choctaw, avec les Creek, les Cherokees, les Chickasaw et les Séminoles, formèrent un groupe d'Amérindiens connu sous le nom des Cinq Tribus. Ils organisèrent des gouvernements basés sur des constitutions écrites, et adoptèrent d'autres usages des colons européens, comme l'établissement d'écoles et de journaux. Les Choctaw combattirent du côté de la Confédération au cours de la guerre de Sécession. Les membres de la nation choctaw contribuèrent à développer le nouvel État d'Oklahoma (fondé en 1907).Aujourd'hui, la majeure partie de leurs descendants vivent dans l'Oklahoma ainsi que dans le Mississippi et en Louisiane.

Les Creek, peuple indien d'Amérique du Nord de la famille linguistique muskogéenne et de la zone culturelle du Sud-Est occupaient à l'origine une grande partie des plaines de Géorgie et d'Alabama. Au cours du XVIIIe siècle, ils furent le groupe dominant d'une confédération qui compta jusqu'à 30 000 membres. Un certain nombre d'autres peuples muskogéens furent absorbés par les Creek. Ils se métissèrent également avec les esclaves noirs venus d'Afrique.

Ils constituaient, avec les Cherokees, les Chickasaw, les Choctaw et les Séminoles, l'une des cinq tribus civilisées, ainsi dénommées parce qu'elles avaient établi un système de gouvernement comparable à celui des États-Unis.

Les Creek étaient un peuple agraire, vivant en villages composés de maisons de rondins recouverts d'argile sur l'extérieur et disposés en rectangle autour d'un espace central réservé aux cérémonies publiques, dont la principale était le busk annuel, ou danse du maïs vert.

Leurs villages étaient souvent situés sur des rivières et des criques d'où le nom de Creek (crique en anglais) que leur donnèrent des commerçants européens. Les temples creek, en forme de dôme recouvert de chaume, étaient situés sur des monticules de terre dans lesquelles des marches étaient creusées.

Les femmes creek cultivaient le maïs, les courges, les haricots, tandis que les hommes chassaient et pêchaient. Comme presque tous les peuples du Sud-Ouest, les Creek portaient beaucoup de tatouages et d'ornements.

On a recensé en 1990 plus de 40 000 personnes affirmant descendre des Creek.

Les Séminoles, peuple indien du sud-est des États-Unis, de langue muskogee (muskogienne). La plupart vit à présent en Oklahoma et dans le sud de la Floride. Les Séminoles sont issus au XVIIIe siècle de membres de la confédération creek, principalement des Creek et des Hitchiti, qui attaquèrent la Floride et finirent par s'y installer alors qu'elle était territoire espagnol. Rejoints par d'autres réfugiés amérindiens et par des esclaves noirs fugitifs, ils furent séparés de la confédération creek lorsque fut établie la frontière entre les États-Unis et la Floride. La plupart parlaient muskogee ou creek; ceux qui parlaient hitchiti, une langue muskogee apparentée, sont connus sous le nom de Séminole Hitchitis-Mikosukis. La culture historique séminole ressemblait à celle du peuple creek.

Après que les États-Unis eurent acquis la Floride en 1819, le gouverneur territorial (et futur président des États-Unis) Andrew Jackson lança une politique énergique de transfert des Amérindiens pour ouvrir le territoire aux colons américains d'origine européenne. La résistance séminole fut farouche, et les guerres séminoles furent parmi les plus coûteuses de toutes celles menées contre les Indiens. Après la capture de leur chef Osceola, en 1837, et la fin de la deuxième guerre séminole, en 1842, plusieurs milliers de Séminoles furent contraints de rejoindre le territoire Indien à l'ouest (l'Oklahoma actuel). À la fin de la troisième guerre séminole, en 1858, environ 250 de plus furent envoyés à l'Ouest. Ceux qui restaient purent demeurer en Floride et leurs descendants signèrent un traité de paix avec les États-Unis en 1935. En 1962, les Mikosuki acquirent la propriété de leurs terres dans les Everglades.

Les Séminoles de Floride ont cinq réserves. Leurs activités principales sont l'agriculture, la chasse, la pêche et, pour certains d'entre eux, des activités liées au tourisme. Beaucoup vivent encore dans des maisons sur pilotis (chickees) couvertes de chaume, avec des ouvertures latérales. Les Séminoles d'Oklahoma se virent accorder une plus petite réserve après la guerre de Sécession. À la fin du XIXe siècle, ils cédèrent aux pressions, divisèrent leurs terres traditionnelles en parcelles individuelles et abandonnèrent le surplus aux États-Unis. Ce territoire fut ouvert aux colons en 1889. De nombreux Séminoles étaient baptistes, mais les groupes de Floride et ceux d'Oklahoma conservèrent leur culte muskogee traditionnel.

Les Natchez sont un peuple d'Amérique du Nord de langue muskagéenne. Les Natchez vivaient autrefois sur la rive est du cours inférieur du Mississippi, près de l'actuelle ville de Natchez. C'était la tribu la plus nombreuse et la plus unie de la région, avec plus de 5 000 individus au milieu du XVIIe siècle.

Les Français installèrent un comptoir en 1713 et leurs relations avec les Natchez se détériorèrent rapidement. En 1729, les Français, avec l'aide des Choctaw, chassèrent les Natchez de la région. Certains se joignirent aux Creek, aux Cherokees et aux Chickasaw et furent assimilés; d'autres furent capturés par les Français et vendus comme esclaves.

Les Natchez étaient des adorateurs du Soleil et conservaient un feu perpétuel brûlant dans leurs temples. Leur religion, leurs coutumes et leur mode de vie fondée sur la culture du maïs les rapprochaient des Creek, des Choctaw, ou d'autres peuples du golfe du Mexique. Leur société était particulièrement hiérarchisée : leur monarque, le Grand Soleil, avait droit de vie et de mort sur ses sujets; à sa mort, toute sa cour était sacrifiée. Les Natchez sont aujourd'hui considérés comme une race éteinte.

Sources : Microsoft Encarta, Encyclopedia Universalis, Larousse.

Les peuples des Plateaux


Les Indiens des plateaux vivaient l'hiver dans des villages composés de maisons rondes construites en contrebas et campaient l'été dans des maisons en natte. Ils faisaient sécher d'énormes quantités de saumon pêché dans les fleuves Columbia, Snake ou Fraser et de camas qui leur servaient de provisions pour l'hiver et, sur la rive inférieure du fleuve Columbia, les tribus Wishram et Wasco tenaient une ville de marché.

Les Indiens des Plateaux comprennent les Nez-percés, les Wallawallas, les Yakimas et les Umatillas du groupe linguistique sahaptian, les Têtes-plates, les Spokanes et les Okanagons du groupe linguistique salishan, les Cayuse et les Kutenais (sans appartenance linguistique).

Les Nez-Percés, peuple indien d'Amérique du Nord, de langue sahaptan. Les Nez-Percés occupaient autrefois un vaste territoire situé dans le sud-est de l'État de Washington, le nord-est de l'Oregon et le centre de l'Idaho. Leur nom leur fut donné par les explorateurs français pour leur coutume de porter des pendants de nez.

L'économie des Nez-Percés était fondée sur la pêche, surtout du saumon, et sur la cueillette de plantes, telles que les bulbes de camass, les racines sauvages et les baies. Après 1700 environ, les Nez-Percés élevaient aussi des chevaux et chassaient le bison. En hiver, ils habitaient sur les berges des rivières dans des villages dont les maisons étaient construites avec des écorces, des nattes et des peaux. En été, ils campaient en montagne et sur les grandes prairies de camass des plateaux. Ils faisaient du tissage et décoraient des peaux de bisons avec de la peinture et des piquants de porc-épics.

Leur principale cérémonie religieuse était une danse en l'honneur de l'esprit gardien, leur divinité tutélaire. Ils exécutaient également des danses guerrières. Le peuple tout entier était divisé en plus de 40 groupes, mené chacun par un chef sélectionné par le peuple. Les mariages se pratiquaient généralement en dehors du groupe.

En 1855, les Nez-Percés signèrent un traité avec les États-Unis cédant la majeure partie de leur territoire au gouvernement, et reçurent une réserve qui englobait Wallowa Valley, dans l'Oregon.

Lorsqu'on découvrit de l'or dans la région, ils furent contraints d'abandonner toutes leurs terres et de retourner dans une réserve à Lapwai. Un groupe mené par Chief Joseph refusa de se soumettre à cet accord et, en 1877, gagna une bataille contre les troupes fédérales. Joseph mena alors son groupe, composé aussi de femmes et d'enfants, dans une retraite longue de plus de 1 600 km, et, bien que poursuivis par des troupes fédérales nettement plus nombreuses, les indiens gagnèrent plusieurs batailles. Cependant, à environ 50 km de la frontière canadienne où ils auraient été sauvés, Joseph et sa troupe furent capturés. Ils furent envoyés vers le territoire Indien où beaucoup périrent rapidement. Quelques-uns des survivants furent plus tard autorisés à retourner dans l'Idaho, où la majorité d'entre eux vit actuellement dans la réserve des Nez-Percés

Les Cayuse, peuple d'Amérique du Nord, qui occupaient autrefois la région des Blue Mountains, dans le nord-est de l'Oregon, et certaines parties de l'État de Washington. De nombreux Cayuse périrent au cours d'une grave épidémie de variole en 1847.

Les descendants des Cayuse vivent à présent dans la réserve Umatilla, en Oregon, où beaucoup d'entre eux se marièrent avec des membres d'autres peuples amérindiens.

Les Cayuse ont probablement été les premiers Amérindiens à domestiquer le bronco, un cheval de petite taille du nord-ouest des États-Unis qu'on appelle souvent aussi le cayuse.

Sources : Microsoft Encarta, Encyclopedia Universalis, Larousse.

Les peuples du Grand Bassin et de la Californie


Les Amérindiens de cette région développèrent un mode de vie archaïque, chasse rustique au daim et au mouton, pêche (lions de mer, les dauphins, etc.), prise au filet d'oiseaux migrateurs, collecte de pignons et de baies sauvages entre 8000 av. J.-C. et 1850 apr. J.-C. Ils bâtirent des villages assez simples, avec des maisons en chaume, et ne portaient pratiquement pas de vêtements l'été. La technologie agricole était perfectionnée, la vannerie devint même un véritable art.

Cette région comprend les Païutes, les Utes et les Shoshones, les Klamaths, les Modoc, et les Yuroks, les Pomos, Maidus, Miwoks, Patwins et Wintuns, et les "tribus des missions".

Les Modoc, peuple indien d'Amérique du Nord, étroitement apparenté aux Klamath, avec qui ils forment une famille linguistique indépendante. Ils occupaient autrefois un territoire situé, dans les États-Unis actuels, entre le sud-ouest de l'Oregon et le nord de la Californie. Ils avaient à l'origine une économie fondée sur les graines de nénuphars comme nourriture de base, et sur la chasse et la pêche. La vannerie était très développée, et ils fabriquaient des paniers, des berceaux et des nattes à l'aide de roseaux de scirpe. Ils habitaient l'hiver dans des cabanes de rondins et de terre, construites de façon à être partiellement souterraines, et vivaient l'été dans des huttes de branchages ou de roseaux appelées wickiups.

Les Modoc résistèrent à l'invasion d'origine européenne en Californie mais, vers 1864, ils n'étaient plus que deux cent cinquante. Par la suite, ils s'installèrent dans l'ancienne réserve klamath dans le sud de l'Oregon, et cédèrent leurs terres au gouvernement américain. La réserve klamath fut démantelée en 1963, et les indiens de la réserve quapaw fusionnèrent avec d'autres peuples.

Sources : Microsoft Encarta, Encyclopedia Universalis, Larousse.

Les peuples des Plaines


La chasse au bison était la principale source de nourriture des peuples de cette zone culturelle jusqu'à l'extermination des troupeaux de bisons sauvages dans les années 1880. La plupart des Indiens des Plaines vivaient en petites bandes nomades, certains bâtirent quelques villages agr
icoles le long des fleuves des Plaines centrales.

La culture des Indiens des Plaines est devenue célèbre et est souvent considérée comme le stéréotype de la culture "indienne" : les coiffes de longues plumes, le tipi, le calumet de la paix, les costumes et les danses.

Les premiers Indiens des Plaines étaient les Pieds-noirs, des chasseurs de bisons, les Mandan et les Hidatsa, des peuples agricoles de la région du fleuve Missouri. Puis certaines tribus Shoshones et Comanches, les Sioux, les Cheyennes et les Arapahos, migrèrent vers les Plaines à partir de 1450.

Les Pieds-noirs, confédération de tribus indiennes appartenant au groupe linguistique algonquien et peuplant la région des Plaines, entre les fleuves Missouri et Saskatchewan. Cette confédération s'appelle également Pied-noir.

Les Pieds-noirs comprennent trois catégories distinctes : les Siksikas ou Pieds-noirs, les Kainahs ou Sangs, et les Piegans. Originaires de la province du Saskatchewan, ils migrèrent au milieu du XVIIIe siècle dans le Montana à la recherche de bisons. Au milieu du XIXe siècle, à l'apogée de leur puissance, ils contrôlaient un vaste territoire.

Les Pieds-noirs étaient d'excellents cavaliers, des chasseurs de bisons émérites et des guerriers redoutables. Ils étaient craints par les autres tribus indiennes et partaient fréquemment en guerre contre leurs voisins Cree, Sioux, Crow, etc. En temps de guerre, les trois catégories de Pieds-noirs s'unissaient pour défendre leurs terres.

Peuple nomade, les Pieds-noirs vivaient dans des tipis regroupés en villages facilement démontables. Ils étaient divisés en plusieurs bandes, chacune dirigée par un chef. Ces bandes se réunissaient l'été pour les cérémonies sociales et religieuses. Hormis la culture du tabac, les Pieds-noirs ne pratiquaient pas l'agriculture. Ils présentaient une économie typique des peuples des Plaines; les hommes fabriquaient des armes et chassaient, tandis que les femmes s'occupaient des enfants et récoltaient des plantes sauvages pour la nourriture. Les Pieds-noirs pratiquaient la polygamie; un guerrier valeureux pouvait posséder plusieurs femmes.

Les Mandan, sont un peuple amérindien d'Amérique du Nord de la famille linguistique sioux. Les Européens rencontrèrent les Mandan pour la première fois au XVIIIe siècle à l'embouchure de la rivière Heart, dans la partie inférieure du Missouri. Les Mandan, plus agriculteurs que nomades, vivaient dans des villages fortifiés. Ils avaient coutume de se tatouer le visage et la poitrine et pratiquaient certaines cérémonies sociales sophistiquées. Une épidémie de variole emporta un grand nombre d'entre eux, en 1837.

Les Hidatsa, sont une tribu indienne d'Amérique du Nord, parfois également appelée Minitari ou Gros-Ventre, appartenant à la famille linguistique des Sioux et à la zone culturelle des Indiens des Plaines. Les Hidatsa peuplèrent la région longeant la partie supérieure du fleuve Missouri dans l'État actuel du Dakota-du-Nord jusq
u'en 1837, date à laquelle une épidémie de variole décima tous les Amérindiens de la région. Les survivants se regroupèrent près du poste de commerce de Fort Berthold. Le nom "Hidatsa" fut employé pour la première fois au milieu du XIXe siècle et faisait référence à l'un de leurs villages.

Peuple d'agriculteurs, les Hidatsa vivaient dans des maisons en terre regroupées en villages et cultivaient principalement le maïs. Ils possédaient une organisation sociale complexe avec des rites élaborés, partaient à la chasse au bison une fois par an et pratiquaient la danse du soleil. Les Hidatsa conclurent des alliances avec les tribus indiennes voisines Mandan et Arikara.

Les Comanches, peuple amérindien, branche méridionale des Shoshones, appartiennent à la famille linguistique uto-aztèque et à la culture des Indiens des Plaines. Les Comanches quittèrent leur territoire originel et aride de l'ouest des montagnes Rocheuses pour émigrer dans les Grandes Plaines du Sud, au XVe siècle. Là, ils chassèrent les Apaches et se retrouvèrent, à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe, à la tête d'un vaste territoire. Les Comanches étaient les cavaliers les plus émérites de tous les peuples des Plaines; ils se fournirent en pintos, leurs chevaux préférés, en attaquant les Espagnols, avant d'en faire eux-mêmes l'élevage. Peuple extrêmement guerrier, les Comanches n'hésitaient pas à parcourir de grandes distances pour attaquer les campements des colons et des autres tribus indiennes. Ils étendirent leurs incursions jusqu'au Mexique et empêchèrent les colons de pénétrer sur leur territoire pendant plus d'un siècle. Ils firent la paix avec le gouvernement des États-Unis en 1875. Au début du XIXe siècle, la population comanche comptait environ trente mille individus, mais une épidémie réduisit rapidement leur nombre à moins de dix mille.

L'activité principale de ce peuple nomade était la chasse au bison.Organisées socialement en bandes patrilinéaires, les familles vivaient dans des wigwams. Ils étaient vêtus de peaux de daim et portaient des chapeaux en fourrure l'hiver. Leur emblème de guerre était impressionnant; il s'agissait d'un scalp entier de bison avec les cornes. Les hommes et les femmes pratiquaient le tatouage.

La religion comanche était essentiellement centrée sur la révélation surnaturelle, obtenue grâce à une période de jeûne et d'isolement. Les Comanches croyaient que les esprits des animaux leur portaient chance et pouvaient leur venir en aide, ils pensaient en outre que des esprits protecteurs vivaient dans les rochers et se manifestaient avec l'orage. Aujourd'hui, les descendants des Comanches vivent dans des territoires privés de l'Oklahoma.

Les Sioux, puissante confédération de peuples d'Indiens d'Amérique du Nord, de la famille linguistique sioux et de la zone culturelle des Plaines. Le mot ojibwa désignant le groupe, transcrit en français par les premiers explorateurs et négociants par le mot Nadouessioux, fut abrégé en Sioux et passa ainsi dans la langue anglaise. Les Sioux s'appellent eux-mêmes Lakota ou Dakota, ce qui signifie "alliés". Les sept peuples se répartissent en trois divisions majeures : les Santees sédentaires et agriculteurs, les Nakotas et les Tétons chasseurs de bisons.

Au XVIIe siècle, les Sioux regroupaient de petites tribus des Woodlands dans l'actuel Minnesota. Ils se nourrissaient de petit gibier, de cerfs et de riz sauvage, et étaient entourés de grands groupes rivaux. Des conflits avec leurs ennemis, les Ojibwa, les contraignirent à migrer vers les prairies à bisons des Grandes Plaines. À mesure qu'ils devinrent experts dans la chasse aux bisons, ces peuples s'accrurent en nombre et prospérèrent. En 1750, les Sioux comptaient quelque 30 000 personnes solidement établies au cœur des Grandes Plaines du Nord. Ils dominèrent cette région pendant tout le siècle suivant.

Le tiyospe était l'unité sociale de base des Sioux : un groupe familial élargi qui voyageait en quête de gibier. Les Sioux croyaient en un seul dieu omniprésent et omnipotent, Wakan Tanka, ou le Grand Mystère. Les visions religieuses étaient recherchées, comme dans la cérémonie extrêmement impressionnante de la danse de l'esprit. Selon la coutume sioux, l'infidélité dans le mariage était punie de défiguration, une infraction aux règles de chasse entraînait la destruction du tipi et des possessions, lors des cérémonies funèbres, les participants s'infligeaient des coups de fouet. Aujourd'hui, les descendants des Sioux vivent dans des réserves aux États-Unis, dans le Minnesota, le Dakota-du-Nord, le Dakota-du-Sud, le Montana et le Nebraska. Ils ont conservé leur langue amérindienne et ses trois principaux dialectes.

Les Sioux ont pris une part active au mouvement des droits civiques amérindien, recherchant la restauration de leur territoire traditionnel et l'institution d'une forme modernisée de la vie traditionnelle.

Les Cayuse, peuple Amérindien d'Amérique du Nord, qui occupait autrefois la région des Blue Mountains, dans le nord-est de l'Oregon, et certaines parties de l'État de Washington. De nombreux Cayuse périrent au cours d'une grave épidémie de variole en 1847. Les descendants des Cayuse vivent à présent dans la réserve Umatilla, en Oregon, où beaucoup d'entre eux se marièrent avec des membres d'autres peuples amérindiens. Les Cayuse ont probablement été les premiers Amérindiens à domestiquer le bronco, un cheval de petite taille du nord-ouest des États-Unis qu'on appelle souvent aussi le cayuse.

Les Cheyennes, peuple indien d'Amérique du Nord, de la famille linguistique algonquine. Les Cheyenne étaient des fermiers, des chasseurs, et pratiquaient la cueillette au centre de l'actuel Minnesota, mais furent chassés de cette région par les Sioux et les Ojibwa à la fin du XVIIe siècle. Ils migrèrent progressivement vers l'Ouest dans le Dakota-du-Nord qui porte actuellement leur nom et finirent par s'y installer, vivant dans des cabanes de terre et pratiquant l'agriculture. Les Ojibwa détruisirent cette colonie aux alentours de 1770, et les Cheyenne se déplacèrent alors vers le Sud.

En s'installant dans la région des Black Hills (dans l'actuel Dakota-du-Sud), les Cheyenne passèrent de l'agriculture et de la chasse au petit gibier à un mode de vie nomade, dépendant du bison. L'introduction du cheval, qui atteignit cette partie de l'Amérique aux alentours de 1750, contribua à faire des Cheyenne l'un des peuples majeurs des Plaines de l'Ouest. Les Cheyenne avaient une culture des Plaines typiquement nomade et étaient de remarquables chasseurs de bisons et de farouches guerriers.

Ils pratiquaient la danse du soleil, au cours de laquelle les nouveaux braves dansaient pendant des heures suspendus à un poteau. Leur religion accordait une large prédominance aux expériences visionnaires. Durant ces visions, des animaux étaient censés adopter une personne pour lui accorder des pouvoirs spéciaux.

Aux environs de 1830, les Cheyenne s'étaient divisés en deux groupes : les Cheyenne du Sud le long de la rivière Arkansas supérieure, et les Cheyenne du Nord aux sources de la Platte River. Jusqu'à ce qu'un afflux massif de chercheurs d'or pénètre dans leur territoire à la fin des années 1850, les Cheyenne étaient pacifiques envers les colons américains d'origine européenne. Les conflits s'intensifièrent jusqu'à ce que les forces militaires américaines massacrent un groupe paisible d'hommes, de femmes et d'enfants cheyenne à Sand Creek, dans l'État du Colorado, en 1864.

En 1876, des groupes de guerriers sioux et cheyenne causèrent la défaite du général George Armtrong Custer et de ses trois cents soldats à l'issue de la bataille de Little Big Horn. Après leur reddition en 1877, les Cheyennes furent transférés par les gouvernements américains dans le territoire Indien (l'actuel Oklahoma). Là, ils souffrirent de maladies et de malnutrition et tentèrent désespérément de s'enfuir.

Les Crow, peuple indien d'Amérique du Nord, de la famille linguistique sioux et de la zone culturelle des Plaines. Les Crow vivaient à l'origine dans des villages agricoles sédentaires le long du Missouri supérieur, aux côtés des Hidatsa. Au cours du XVIIIe siècle, les Crow migrèrent à l'Ouest, vers la région des montagnes Rocheuses traversée par la Yellowstone. Là, ils adoptèrent la culture des Grandes Plaines dépendante du bison et devinrent des chasseurs à cheval. Les Crow, qui s'appellent eux-mêmes Absoraka ("peuple oiseau"), vivaient dans des tipis transportables, pratiquaient la danse du soleil caractéristique des Plaines, et faisaient pousser une unique culture, le tabac, qui jouait un rôle dans les cérémonies religieuses. Ils acquirent une grande réputation de guerriers et aussi d'éclaireurs de l'armée des États-Unis contre leurs ennemis, les Sioux. En 1868, les Crow partirent dans une réserve du Montana (Canada) englobant une partie de leur ancien territoire. Beaucoup d'entre eux y vivent encore à l'heure actuelle.

Sources : Microsoft Encarta, Encyclopedia Universalis, Larousse.

Les peuples des Woodlands


À partir de 1200 av. J.-C., les habitants de cette immense région boisée commencèrent à cultiver tournesol, amarante, sureau des marais, chénopode, et la pêche s'accrut le long des régions côtières.

Dans le Midwest apparurent les premiers Mound Builders, les Hopewells, qui construisirent de grands tumulus funéraires pour leurs chefs ou pour leurs cérémonies religieuses. Cette culture hopewell disparut vers 400 apr. J.-C. En 750, la "culture du Mississippi", reposant sur la culture extensive du maïs, se développa et vit la création de grandes villes : la plus grande semble avoir été Cahokia, sur le site actuel de Saint Louis, qui aurait abrité plus de 50 000 personnes.

Les Indiens des Woodlands comprennent les Iroquois et des peuples linguistiquement affiliés aux Algonquins, les Lenapes (Delaware), les Micmac, les Narragansetts, les Shawnees, les Potawatomis, les Menominees et les Illinois.

Les Iroquois, puissante confédération d'Amérindiens d'Amérique du Nord de langue iroquoise fut fondée au XVIe siècle dans ce qui est actuellement le centre de l'État de New York. La confédération originale se composait de cinq peuples les Mohawks, les Onondagas, les Cayugas, les Oneidas et les Senecas et était connue sous le nom des Cinq Nations, appelée aussi la Ligue des Cinq Nations. Cependant, à une date située entre 1715 et 1722, les Tuscaroras, peuple iroquois originaire de l'actuel Caroline-du-Nord qui avait émigré vers New York, furent admis dans la confédération. Le nom de la ligue fut transformé en Six Nations, ou Ligue des six nations. Parce qu'ils étaient les membres les plus représentatifs de la communauté iroquoise et parce qu'ils furent ceux que les Américains d'origine européenne rencontrèrent les premiers et étudièrent le plus par la suite, les Iroquois donnèrent leur nom à la famille dont ils faisaient partie.

Les Iroquois avaient une économie agraire, essentiellement fondée sur la culture du maïs à laquelle ils ajoutaient des récoltes complémentaires de potirons, de haricots et de tabac, et plus tard de fruits du verger, comme par exemple des pommes et des pêches. Ils fabriquaient de belles poteries, des nattes tressées avec des brins de paille tirés d'enveloppes de maïs et utilisaient les perles appelées wampoums qui servaient à transmettre des communications. Les archives publiques étaient tissées dans les motifs de grandes ceintures en wampoums. Chaque ville contenait plusieurs grandes maisons communautaires, couvertes d'écorce, qui jouaient un rôle à la fois social et politique. À l'intérieur, sur les côtés, les familles d'un clan vivaient dans des compartiments semi-privés, et les zones centrales étaient utilisées comme lieu de réunions sociales et politiques. Le conseil commun de la confédération tout entière se rassemblait dans ce type de lieu. Ces conseils étaient très démocratiques dans leur composition. Les délégués étaient élus par des membres de lignées diverses et chacun d'entre eux représentait à la fois un peuple particulier ainsi que l'un des clans matrilinéaires composant un peuple. La charge de délégué était réservée aux chefs, et chacun devait recevoir l'approbation à la fois des conseils d'un peuple et des conseils de la ligue. Si le comportement d'un délégué était considéré comme indigne, ou s'il perdait la confiance du peuple, les femmes de son clan le renvoyaient officiellement et choisissaient un autre délégué pour prendre son poste. La ligue tout entière n'avait pas de dirigeant et les décisions étaient généralement prises par un vote à l'unanimité du conseil de la Ligue.

La complexité et la stabilité de ces structures politiques, associées à des compétences guerrières soigneusement entretenues ainsi qu'une acquisition précoce des armes à feu permirent aux Iroquois d'obtenir et de conserver une position prédominante au cours de la période coloniale de l'histoire américaine. Pendant leur période de formation au XVIIe siècle, ils morcelèrent les confédérations tribales à l'ouest de leur territoire, en particulier celle des Hurons. Ils continuèrent d'agrandir les territoires sous leur domination de sorte que, vers 1720, ils avaient soumis pratiquement tous les peuples d'une vaste région s'étendant de l'océan atlantique au Mississippi, et du Saint-Laurent au Tennessee.

Les Hurons, peuple indien d'Amérique du Nord appartenant au groupe linguistique des Iroquois, vivant dans la région située entre les lacs Huron, Érié et Ontario. Au début du XVIe siècle, lorsque Jacques Cartier et les premiers colons et missionnaires français arrivèrent dans cette région, les Hurons étaient un groupe culturellement et démographiquement très développé, principalement concentrés dans vingt-cinq villages voisins de Georgian Bay, vaste baie du lac Huron. Ils étaient alors entre 10 000 et 30 000, mais leur population fut décimée vers 1625 par diverses épidémies.

Les Hurons vivaient dans de grandes maisons de type communautaire de 45 à 55 m de long, faites de blocs d'écorce soutenus par une charpente de mâts. Ils cultivaient du maïs, des haricots, des courges, du tabac et des tournesols et consommaient également beaucoup de poisson.

Les Hurons étaient les ennemis des Iroquois, dont ils étaient pourtant proches culturellement. Quatre tribus, celles du Rocher, de la Corde, de l'Ours et du Cerf, formèrent une confédération mais, entre 1648 et 1650, les invasions iroquoises décimèrent les Hurons et les poussèrent vers l'ouest, en Ontario. Ils errèrent quelque temps avant de s'implanter finalement autour du site de l'actuelle ville de Detroit. Quelques descendants des membres de la confédération acquirent une certaine influence dans la région de l'Ohio au début du XIXe siècle. Le reste des survivants hurons se trouve à Jeune Lorette près de Québec, à Sandwich dans l'Ontario, au Canada, et dans la réserve de l'Oklahoma.

Les Algonquins, peuple d'indiens du nord-est du Canada originaire de la région de la rivière Gatineau, dans l'actuelle province canadienne du Québec. Ils furent parmi les premiers partenaires Français et donnèrent leur nom "Algonquien" à tous les peuples de langues algonquine avec lesquels ils étaient liés. Du fait de leur alliance avec les Français, les Algonquins s'engagèrent dans une lutte mortelle contre les Iroquois. La guerre et la maladie les décimèrent rapidement, laissant la victoire totale aux Iroquois. Au milieu du XVIIe siècle, les survivants furent dispersés vers l'ouest.

Quelques 2 000 personnes d'origine algonquine vivent encore dans l'actuel Canada, principalement en Ontario et au Québec. Ils vivent surtout de cultures maraîchères, ou travaillent comme guides pour les chasseurs,

Les Delaware, peuple indien d'Amérique du nord, de la famille linguistique algonquine et de la zone culturelle des terres de l'Est. Ils vivaient à l'origine dans les actuels États du New Jersey, de New York (Staten Island, Manhattan et l'ouest de Long Island), du Delaware et de l'est de la Pennsylvanie. Les Delaware s'appelaient eux-mêmes "Lenape" ou "Leni-Lenape", ce qui signifie "hommes véritables". Les Européens les appelèrent "Delaware" parce qu'ils vivaient le long du fleuve Delaware et de ses affluents. La confédération des Delaware rassemblait les divisions des Munsee, des Unalachtigo et des Unami. Les membres des autres peuples algonquins tenaient les Delaware en haute estime et s'adressaient respectueusement aux hommes en les appelant "grand-père".

Les Delaware vivaient en paix avec les premiers colons européens et la tradition veut qu'ils leur aient vendu l'île de Manhattan en 1626. Rapidement, les colonies s'étendirent et les Amérindiens vendirent une grande partie de leurs terres aux Hollandais et aux Anglais. En 1682, ils signèrent un traité d'amitié avec le gouverneur William Penn. C'est alors que les Delaware commencèrent à migrer vers l'ouest pour y trouver des terres et fuir les Iroquois. Un groupe de Pennsylvanie fut converti au christianisme moravien. Au milieu du XVIIIe siècle, le groupe principal des Delaware avait totalement abandonné leurs villages côtiers et s'était installé en Ohio. Ils trouvèrent ensuite successivement refuge en Indiana, au Missouri, en Arkansas, au Kansas et enfin au Texas. Dans les années 1860, les Delaware atteignirent l'actuel Oklahoma, où ils s'installèrent avec les Cherokees.

Les Delaware vivaient dans des wigwams, huttes en écorce d'une seule pièce, disposée à l'origine le long des berges des rivières et dans les criques. Il est difficile de reconstituer une image complète de leur culture, mais les Delaware étaient probablement des chasseurs et des agriculteurs cultivant le maïs. Les chefs étaient élus par un conseil d'anciens, selon les principes de la lignée matrilinéaire.

Aujourd'hui, de nombreux descendants Delaware vivent encore dans des réserves et dans les villes de l'Oklahoma et de l'Ontario, au Canada.

Les Micmac, peuple indien d'Amérique du Nord, parlant une langue algonquine, vivant dans l'est de l'actuel Canada au temps des premières implantations européennes dans cette région. Les Micmac furent de fidèles alliés des colons français contre les Anglais. Ils allaient de temps à autre guerroyer en Nouvelle-Angleterre. Ils furent conquis par les Anglais à la fin du XVIIIe siècle.

La confédération micmac était constituée de plusieurs clans, possédant chacun leur propre chef. Ces groupes étaient nomades, pratiquant la pêche en été et la chasse en hiver. Leurs habitations changeaient également selon la saison : ils habitaient des wigwams de plein air l'été, tandis qu'en hiver ils s'abritaient dans des wigwams couverts d'écorce de bouleaux. On pense que les Micmac pratiquaient des cérémonies élaborées, mais ces rites sont très peu connus. Les descendants des clans Micmac vivent aujourd'hui en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, et dans l'île-du-Prince-Édouard.

Les Shawnees, peuple indien de l'Amérique du Nord de la famille linguistique algonquiene et de la zone culturelle des Woodlands de l'Est vivaient vers 1700 dans l'actuel Ohio, mais en furent chassés par les Iroquois. Dès lors le groupe se scinda. Certains migrèrent en Floride, atteignant ensuite le Texas, d'autres rejoignèrent la Géorgie, d'autres encore le Tennessee. Quant aux Shawnees de l'Est, ils partirent en Pennsylvanie avec le peuple delaware. Les Shawnees furent d'abord les alliés des Français contre les Britanniques, et plus tard des Britanniques contre les Américains. Après 1805, le chef shawnee Tecumseh prit la tête d'un mouvement de plusieurs peuples amérindiens pour résister à l'expansion coloniale des Européens. Dans les années 1830, sous la pression des Iroquois et des colons européens, ils migrèrent à nouveau. Les Shawnees de l'Est s'installèrent en Oklahoma. Certains s'installèrent dans une réserve du Kansas et plus tard en Oklahoma, où ils vivent parmi les Cherokees. Le groupe du Texas, connu sous le nom de Absentee Shawnee (Shawnees absents), fut repoussé vers le nord, dans l'Oklahoma au milieu du XIXe siècle.

Aujourd'hui, des Amérindiens d'origine Absentee Shawnee vivent surtout dans le centre de l'Oklahoma et ont un gouvernement différent de celui des Shawnees de l'Est et des Cherokee Shawnees.

Les premiers Shawnees partageaient la culture des Woodlands de l'Est. En été, ils vivaient dans des villages aux maisons couvertes d'écorce, les femmes cultivaient et les hommes chassaient. En hiver, ils se divisaient en petits camps de chasse. Les Shawnees appartenaient à des clans et à des familles patrilinéaires. Aujourd'hui, ils cultivent, font de l'élevage en ranchs. Certains sont protestants, mais beaucoup d'entre eux continuent à pratiquer des religions traditionnelles.

Les Mohawk, Indiens d'Amérique du Nord appartiennent à la famille linguistique des Iroquoiens et à la zone culturelle des Woodlands de l'Est. Les Mohawk, qui formaient autrefois le peuple dominant de la Confédération des cinq nations iroquoises, étaient représentés par neuf délégués au conseil de la Confédération, trois pour chaque clan, le Loup, l'Ours et la Tortue. Ils occupaient la vallée de la rivière Mohawk et menaient une vie semi-sédentaire, les femmes cultivaient la terre tandis que les hommes pêchaient ou chassaient selon la saison. À l'instar des autres peuples iroquois, les familles vivaient ensemble dans de grandes habitations recouvertes d'écorces appelées longhouses. Chaque communauté était administrée par un conseil de dirigeants et un chef de village.

Leurs descendants actuels vivent dans des réserves à Brantford (Ontario) et dans la baie de Quinte. Ils vivent toujours de l'agriculture mais beaucoup travaillent dans l'industrie du bâtiment. Il existe deux colonies de Mohawk dans les comtés de Franklin et de Saint Lawrence dans l'État de New York.

Sources : Microsoft Encarta, Encyclopedia Universalis, Larousse.

Les peuples des côtes Nord-Ouest du Pacifique


La richesse et la diversité des ressources alimentaires favorisèrent l'installation d'une population dense, organisée en grands villages et vivant dans des maisons de bois abritant une famille étendue, parfois avec des esclaves, et dirigée par un chef. L'hiver, avaient lieu des cérémonies appelées potlatchs. Le commerce constituait une activité importante.

Le Potlatch, est une cérémonie de distribution de cadeaux pratiquée par les peuples Amérindiens de la côte Pacifique, de l'Oregon jusqu'en Alaska. Ces peuples, comme les Kwakiutls, mettaient l'accent sur la compétition et accordaient une extrême importance à la position sociale.

Les mariages et les morts survenus dans la famille de l'hôte pouvaient être des occasions de potlatchs. Les festivités commençaient par des danses, un banquet et des discours. L'hôte distribuait alors des cadeaux, sous forme de nourriture et de couvertures, et pouvait aller jusqu'à détruire de l'argent et insulter verbalement ses invités pour montrer sa supériorité financière et sociale.

Les invités qui recevaient des cadeaux étaient tenus d'organiser à leur tour des potlatchs à une date ultérieure. Ils essayaient généralement d'offrir des cadeaux d'une valeur encore supérieure à ceux qu'ils avaient reçus, afin d'affirmer leur propre supériorité et leur richesse.

Cette zone culturelle fut peuplée vers 3000 av. J.-C., le travail du bois et l'artisanat en général y atteignirent un haut degré de sophistication. Les tribus de cette zone sont les Tlingit, Tsimshians, Haidas, Kwakiutls, Nootkas, Chinook, Salishs, Makahs et Tillamooks.

Les Tlingit parlent une langue athapascane. Ils habitaient la côte Pacifique du sud-est de l'Alaska. Les peuples tlingit parlent tous la même langue. Leur économie est essentiellement fondée sur la pêche, et ils sculptent le bois. Ils sont très semblables à leurs voisins les Haida, à la fois par leur apparence et par leurs coutumes sociales. Les Tlingit regroupent les Sitka, les Auk, les Huna et les Tonga. Ils combattirent à maintes reprises les premiers Russes qui s'installaient en Alaska.

Aujourd'hui, la concentration la plus forte de Tlingit se trouve en Alaska, où beaucoup d'entre eux travaillent dans les industries du bois et de la pêche.

Les Chinook, sont un peuple amérindien, parlant une langue chinook, qui vivait autrefois le long de la Columbia, près du Pacifique. Pratiquement éteinte à l'heure actuelle, la population chinook s'élevait à environ 16 000 personnes au début du XIXe siècle. Ils étaient connus pour être des commerçants, des pêcheurs de saumon et des chasseurs. D'autres peuples qui venaient parfois d'aussi loin que les Grandes Plaines troquaient leurs marchandises contre celles des Chinook : saumon séché, coquillages, mais aussi des esclaves.

Ils vivaient en villages apparemment constitués de groupes de proches parents. Au début du XIXe siècle, les explorateurs et les commerçants amenèrent avec eux des maladies inconnues des Chinook, qui eurent pour effet de décimer ces Amérindiens et de mettre un terme à leur suprématie dans le négoce régional. Aujourd'hui, quelques Chinook vivent dans les réserves des États de Washington et de l'Oregon.

Sources : Microsoft Encarta, Encyclopedia Universalis, Larousse.

Les peuples de la zone Sub-Articque


La moitié est de cette région était autrefois recouverte de glace, la pauvreté du sol et la courte période d'été rendaient impossible toute forme d'agriculture. Les Indiens, nomades, pêchaient et chassaient l'élan et le caribou.

Les Indiens de la moitié est sont des Algonquiens, qui comprennent les Cree, les Ojibwas (également appelés les Chippewas), les Montagnais et les Naskapis. La moitié ouest abrite les peuples appartenant au groupe linguistique athabasque, dont les Chipewyans, Castors, Kutchins, Ingaliks, Kaskas et Tanana.

Les Cree, peuple indien d'Amérique du Nord, de la famille linguistique algonquine, et de la zone culturelle subarctique étaient à l'origine un peuple des forêts, chassant les lapins, les cerfs, les castors, les caribous, les orignals et les ours dans les forêts du Manitoba. Pendant les époques de famines consécutives à des pénuries de gibier, ils pratiquaient le cannibalisme.

Les Cree faisaient le commerce des fourrures avec les tout premiers négociants français et anglais de la région. Une partie du peuple cree fit alliance avec les Assiniboines du Manitoba, partit au sud-ouest, dans la prairie où vivaient les bisons, et fut désignée sous le nom de Cree des plaines. Ceux qui restèrent dans la forêt furent appelés Cree des forêts.

La société cree était organisée par familles apparentées. En temps de guerre, les familles cree se rassemblaient en plus grands groupes, combattant fréquemment les peuples ou confédérations voisins comme les Blackfoot et les Sioux. Il y eu quelques mariages entre les Cree des plaines et les colons français de la région. Les Cree sont aujourd'hui au nombre de 15 000, dont la plupart vivent dans des réserves au Canada, au sud du fleuve Churchill, dans les provinces du Manitoba et de la Saskatchewan.

Les Ojibwa ou Chippewa, sont un peuple amérindien de la famille linguistique algonquine et de la zone culturelle des Woodlands de l'Est. Leur vaste territoire s'étendait jusqu'au sud du Canada entre le lac Huron et les monts Turtle dans le Dakota-du-Nord. À l'origine, ce peuple a émigré de la région du fleuve Saint-Laurent vers l'est, avec les Ottawa et les Potawatomi. Tous trois se séparèrent dans le Michigan. Les Ojibwa s'installèrent vers l'ouest le long des deux rives du lac Supérieur, tandis que les deux autres groupes se dirigèrent vers le sud. Les Ojibwa se dispersèrent sur une vaste région. Chaque tribu ojibwa était divisée en clans composés de plusieurs groupes familiaux.

L'économie des Ojibwa était essentiellement fondée sur la chasse, la pêche, et la récolte du riz sauvage, qui poussait en abondance; ils produisaient aussi du sucre à partir de sirop d'érable. Les wigwams, leurs maisons en forme de dôme étaient fabriqués avec de l'écorce de bouleau. Les Ojibwa se servaient aussi de ce matériau pour consigner les affaires courantes.

La mythologie ojibwa était complexe; les principaux rites religieux et superstitieux étaient concentrés autour du Midewiwin, où était célébrée la "grand
e société de médecine".

La plupart des descendants des Ojibwa vivent dans des réserves du Michigan, du Minnesota, du Wisconsin, du Dakota du Nord et du Montana.

Sources : Microsoft Encarta, Encyclopedia Universalis, Larousse.

Les peuples de l'Articque


Les peuples du nord ne font pas vraiment partie des " indiens " tels que nous les concevons mais il y a eu des échanges entre eux et les peuples des forêts, des lacs, des montagnes et des plaines. Leur histoire a donc de l'importance pour ce qui nous concerne, peut être plus que celle des indiens d'Amérique centrale ou du sud, leur cousins.

La longueur de l'hiver rendant impossible toute forme d'agriculture ; les Inuit ou Eskimos vivent de la pêche et de la chasse.

En Alaska, les Inuits et les Yuits (également appelés Youpiks) développèrent une technologie ingénieuse pour faire face aux rigueurs du climat et aux maigres ressources alimentaires. Les Aléoutes n'ont jamais migré de leur territoire d'origine, les îles Aléoutiennes, depuis 6000 av. J.-C. Contrairement à beaucoup d'Amérindiens, ces trois peuples ont réussi à préserver leur mode de vie traditionnel.

Les Inuit, également appelés Eskimos, peuple arctique habitent de petites enclaves des zones côtières du Groenland, en Amérique du Nord-Arctique (y compris le Canada et l'Alaska), et la Sibérie de l'extrême nord-est. Le nom qu'ils se donnent eux-même est Inuit (Yuit en langue de Sibérie et d'Alaska), qui signifie "les Hommes". Le nom Eskimo, considéré comme péjoratif, signifie "mangeurs de viande crue", terme qui leur fut improprement appliqué par un peuple algonquin.

Le peuple inuit s'est physiologiquement adapté au climat arctique comme le montrent entre autres leur métabolisme et leur système circulatoire. Habitant une région qui s'étend sur près de 5 150 km, les Inuit disposent d'un territoire géographique plus vaste que n'importe quels habitants aborigènes et sont le peuple le plus dispersé de la terre. Ils se partagent généralement en huit divisions géographiques, de l'est à l'ouest : (1) les Inuit du Groenland, vivant sur les côtes sud-est et sud-ouest du sud du Groenland, qui ont adopté de nombreux usages européens, sont connus sous le nom de Groenlandais ou Kalaallitt (Kalâtdlit); (2) les Inuit du Labrador, qui occupent la côte depuis un point situé en face de Terre-Neuve jusqu'à la baie d'Hudson, avec quelques implantations au sud de la terre de Baffin; (3) les Inuit du Centre, comprenant ceux du Grand Nord groenlandais et, au Canada, ceux de la terre de Baffin et de l'ouest de la baie d' Hudson; (4) les Inuit de la terre de Banks, la terre de Victoria et d'autres grandes îles au large de la côte arctique centrale; (5) les Inuit de l'ouest de l'Arctique ou Inuvialuit, le long de la côte arctique ouest du Canada ; (6) les Inuit d'Alaska ; (7) les Yuit d'Alaska ; et (8) les Yuit de Sibérie.

Des faits archéologiques, linguistiques et physiologiques permettent de conclure que les Inuit ont traversé le détroit de Béring pour migrer de la Sibérie vers l'Amérique du Nord arctique. Les Inuit, qui furent des arrivants plus tardifs par rapport aux autres Amérindiens, ont des éléments culturels communs avec les peuples arctiques sibériens et leurs plus proches parents, les Aléoutes. Les plus anciens sites archéologiques identifiables comme inuit, au sud-ouest de l'Alaska et dans les îles Aléoutiennes, datent d'environ 2000 av. J.-C. et sont sensiblement différents des sites inuit plus récents. Vers 1800 av. J.-C., la culture extrêmement développée des chasseurs de baleines et d'autres cultures apparentées sont nées en Sibérie et dans la région du détroit de Béring. Au Groenland, la culture inuit fut influencée par les colons médiévaux scandinaves puis, en 1700, par les colons danois.

Les coutumes des Inuit sont remarquablement uniformes malgré la large diffusion de ce peuple. La famille qui comprend le noyau familial, les parents proches et les parents par alliance est l'unité sociale la plus importante. Dans la culture traditionnelle, les mariages, bien que parfois arrangés, sont généralement ouverts au choix individuel. La monogamie est d'usage mais la polygynie et la polyandrie existent aussi. Le mariage, qui est une nécessité pour la survie physique, est fondé sur une division stricte du travail. Chacun des époux conserve ses propres outils, ses biens ménagers et d'autres possessions personnelles. Les hommes construisent les maisons, chassent et pêchent, tandis que les femmes font la cuisine, préparent les peaux d'animaux et fabriquent des vêtements. La nourriture, comme le gibier et le poisson, est considérée comme la propriété de la communauté. La loi sociale sous-jacente est l'obligation d'aider son prochain. Les railleries de la communauté sont le moyen de contrôle social le plus courant. Dans des cas extrêmes, après d'interminables délibérations, un délinquant peut être socialement banni ou même mis à mort. En l'absence de toute structure légale communautaire, faire du mal à quelqu'un d'autre met en danger son propre groupe familial (qui est tenu responsable du délit) et une vendetta par le sang devient possible. Les manifestations d'émotions trop vives sont fermement condamnées. Certains groupes règlent les conflits par des combats ou des duels de chansons, au cours desquels les protagonistes en colère improvisent des chansons insultantes; le perdant peut alors être chassé de la communauté.


Les alliances entre personnes non parentes sont créées et entretenues par des cadeaux donnés en témoignage de respect. Le chef d'une maisonnée offre même parfois le compagnie de la femme la plus estimée, qui peut toutefois refuser.

Les igloos (de l'inuit iglu, "maison") sont de deux sortes : tentes en peau de morse ou de phoque pour l'été, et des huttes ou des maisons pour l'hiver. Les maisons d'hiver sont généralement faites de pierre avec une charpente de bois flotté ou d'os de baleine, fissurées et couvertes de mousse ou de tourbe. L'entrée est un long passage étroit, juste assez haut pour laisser entrer une personne rampant à quatre pattes. Pendant de longs voyages, certain Inuit canadiens construisaient des maisons d'hiver faites de blocs de neige, empilées en forme de dôme. Rares aux Groenland et inconnues en Alaska, elles étaient autrefois les maisons d'hiver permanentes des Inuit du centre et de l'est du Canada. Au XXe siècle cependant, de nombreux Inuit sont partis vivre en ville dans des logements modernes de style occidental, construits par le gouvernement.

Les moyens de déplacement traditionnels sont le kayak, l'oumiak et le traîneau à chiens. Le kayak en état de naviguer est un bateau de chasse semblable à un canoë fait d'une armature de bois entièrement recouverte de peau de phoque à l'exception d'une ouverture ronde, où s'asseoit l'unique occupant. Au Groenland et en Alaska, la peau entourant le trou peut être resserrée étroitement autour de l'occupant, rendant le kayak pratiquement étanche. L'oumiak, un bateau plus grand, ouvert, d'environ 9 m de long et 2,4 m de large, fait d'une structure en bois couverte de peaux de morse, sert aux expéditions de chasse à la baleine et, parfois, aux transports des familles et des objets. Le traîneau, tiré par une équipe de chiens eskimos admirablement adaptés à cette fonction, est présent chez tous les Inuit sauf ceux du sud du Groenland. Les patins de fer ont remplacé ceux d'ivoire ou d'os de baleine. Dans la seconde moitié du siècle, les bateaux à moteur et les autoneiges sont aussi devenus des moyens de locomotion importants.

Les vêtements traditionnels inuit des hommes comme des femmes se composent de bottes étanches, de pantalons doublés et de la parka, une veste qui s'enfile par la tête, doublée et ajustée avec une capuche. Le tout est fait de peaux et de fourrures. Un capuchon élargi forme un berceau pratique pour allaiter les nourrissons.

Les croyances inuit traditionnelles sont une forme d'animisme, selon lequel tous les objets et les êtres vivants ont une âme. Tous les phénomènes surviennent par l'action d'un quelconque esprit. Les esprits, qui ne sont intrinsèquement ni bons ni mauvais, peuvent affecter la vie des gens et, bien qu'ils ne soient pas influencés par les prières, des charmes ou des talismans magiques permettent de les contrôler. La personne pouvant le mieux maîtriser les esprits est le chaman, mais n'importe qui disposant des charmes ou des amulettes appropriés peut exercer ce contrôle. On consulte habituellement les chamans pour guérir des maladies et résoudre des problèmes graves. Les tabous communautaires et individuels sont observés pour éviter d'offenser les esprits animaux, et les animaux tués pour la nourriture doivent être manipulés selon les rituels prescrits.

Les rituels et les mythes inuit reflètent une préoccupation de survie dans un environnement hostile, ce qui n'est pas surprenant. Il existe de vagues croyances de réincarnations et de vie dans l'au-delà, mais elles sont peu développées. La plupart des rites communautaires sont concentrés sur la préparation de la chasse, et les mythes traitent souvent des relations qui existent entre les êtres humains, les animaux et l'environnement. Dans le Canada arctique, le Groenland, le Labrador, et le sud de l'Alaska, un grand nombre d'Inuit se sont convertis au christianisme.

Les chants et les danses de cérémonie constituent l'essentiel des arts du spectacle inuit. Certaines chansons magiques sont considérées comme des propriétés personnelles et peuvent être vendues ou échangées. Le principal instrument de musique est le tambour des chamans, peu profond et semblable à un tambourin.

Les Aléoutes, natifs des îles Aléoutiennes, appartenant au groupe linguistique inuit-aléoute, et habituellement considérés comme des Améridiens.

À l'origine, les Aléoutes étaient originaires d'Alaska et migrèrent vers les îles Aléoutiennes. Ils dépendaient de la mer pour se nourrir, pour fabriquer leurs vêtements, trouver du combustible pour s'éclairer et se chauffer, mais aussi des matériaux pour leur habitat comme le bois flottant et les os de baleine.

La culture traditionnelle aléoutienne s'est perdue peu à peu, et il ne reste plus que des vestiges des valeurs et des techniques anciennes. La plupart des Aléoutes font aujourd'hui partie de l'Église russe orthodoxe. Ils vivent dans des maisons aux charpentes en bois et sont pêcheurs, chasseurs et éleveurs de moutons.

Sources : Microsoft Encarta, Encyclopedia Universalis, Larousse.