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jeudi 23 juin 2016

Les femmes ont l’âme sauvage

"La Grande Femme", la "nuestra Senora", "Notre Dame", le "Cœur Immaculé", la Mère compatissante.. ils sont nombreux les noms donnés de par le monde à la Vierge Marie.

Pour Clarissa Pinkola-Estés, c'est Notre Dame de la Guadeloupe, la Vierge apparue aux XVIe siècle au petit Juan Diego, l'enfant aztèque qui en reçoit l’emprunte dans sa modeste cape de berger, devenue une figure emblématique du Mexique.

Mais derrière l'immense ferveur populaire nous apparaît l'autre visage de "le Mère" toute-puissante, la Grande Mère que nous, les humains, cherchons "depuis que nous sommes sortis de la brume", et qui, à travers les siècles, nous relie aux déesses-mères fondatrices.

A l'image du Cœur Immaculé qui ne connaît ni faiblesse  ni passivité devant l'injustice, l'auteur appelle à libérer en chacun de nous la "femme puissante", la guerrière protectrice de la VIe qui inspire nos plus hautes actions de compassion.

Entrelacs d'anecdotes, d'histoires émouvantes et de poèmes, ce texte plein d'amour et ancré dans une foi profonde n'en révèle pas moins une connaissance aiguë de la nature humaine.


Disponible en livre de poche.

Terre des femmes

Je vous invite à découvrir le livre Terres de femmes: Initiatrices, guérisseuses, prêtresses, mères, épouses, filles, sœurs… les femmes sont les gardiennes du principe féminin si malmené depuis des siècles. À travers une trentaine d’articles, des femmes nous racontent leur histoire et leur façon de concevoir et de vivre le féminin.



Poème

Il existe une Terre.
Une terre de femmes.
Elle est si vaste, si grande qu’un tour du monde ne suffirait pas !
Quand nos mains y dansent dans cette terre argileuse, nous y rencontrons des mots, des soupirs, des silences, des révoltes, des pardons, des gestes tendres.
Quand nos cœurs s’y relient, nous y entendons des espoirs, des lumières qui dansent, des rêves, des partages, des passages.
Quand nos âmes y chantent, nous savons qu’il existe à présent des havres pour chacune, qu’il est possible ensemble de semer et récolter le féminin en chemin.
Alors je t’invite Toi à écouter les mots de chacune, à tendre ta main, à enserrer les femmes, la femme que nous sommes, que tu es : bienvenue à Toi.

Yaël Catherinet-Buk



Ont participé à cette ouvrage collectif:Yaël Catherinet-Buk, Diane Bellego, Danièle Flamembaum, Nathanaëlle Bouhier-Charles, Karine Nivon, Muriel Bonnet del Valle, Emmanuelle Batifol, Ingrid van den Peereboom, Gabriella Cairo, Laurence Motte, Laetitia Rueda Hernández, Martine Wallez, Aurore Nerrinck, Katia Avelino, Nathalie Malenica, Patricia Sibel, Katia Bougchiche, Marion Derveaux, France Guénette, Marie-Hélène Joudiou, Muriel Plantier, Anne-Rose Baudin, Valeria Ferrante, Véronique Dieudé, Karen Cayuela, Karine Clavier, Diane Gilliot, Sabina Vital, Jacqueline Riquez, Marion Rebérat, Marleen Bernard.

Disponible sur Regard et Voir ou Amazon,chapitre;com, priceminister Fnac...

La couverture est de Lucie Yonnet. voir son site : Lucie Yonnet

Le chant des arbres Blog de Yael Catherinet-Buk

jeudi 16 juin 2016

Poème d'un Indian Elder



Je ne m'intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,
Je veux savoir à quoi tu aspires,
Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton cœur.
Je ne m'intéresse pas à ton âge.
Je veux savoir, si pour la quête de l'amour et de tes rêves,
Pour l'aventure de te sentir vivre,
Tu prendras le risque d'être considéré comme fou.
Je ne m'intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,
Si les trahisons vécues t'ont ouvert,
Ou si tu t'es fané et renfermé par craintes de blessures ultérieures.
Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,
Sans t'agiter pour la cacher, l'amoindrir ou la fixer.
Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,
Si tu oses danser, envahi par l'extase jusqu'au bout des doigts et des orteils
Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.
Je ne m'intéresse pas à la véracité de l'histoire que tu racontes.
Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu'un pour rester fidèle à toi-même,
Si tu supportes l'accusation d'une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.
Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres
Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté.
Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec, le tien ou le mien,
Et malgré cela rester debout au bord du lac
Et crier: "Oui!" au disque argenté de la lune.
Je ne m'intéresse pas à l'endroit où tu vis ni à la quantité d'argent que tu as.
Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir,
Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.
Je ne m'intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.
Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.
Je ne m'intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
Je veux savoir ce qui te soutient à l'intérieur, lorsque tout le reste s'écroule.
Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.


Oriah Mountain Dreamer (an Indian Elder)

Message des Anciens Hopis



Vous êtes de ceux qui ont dit aux gens, « c'est la Onzième Heure ».

Maintenant vous devez retourner auprès des gens, et leur dire, «c'est l'Heure».

Voici les questions que nous devons contempler :

Où vis-tu?
Que fais-tu?
Quelles sont tes relations? Es-tu en relation juste?
Où es ton eau?

Connaissons notre jardin. Il est temps pour chacun de parler sa Vérité.
Créez votre communauté et soyez bons les uns avec les autres.
Et ne cherchez pas de leader hors de vous-même. Cela pourrait être un bon moment!

Il y a une rivière qui maintenant coule très vite. Elle est si grandiose et si douce que certains pourront en être effrayés. Ils essaieront de s'accrocher à la rive. Ils auront la sensation qu'on les arrache, et ils souffriront beaucoup. Sachez que la rivière a sa destination. Les Anciens disent que vous devez sauter de la rive, atteindre le centre de la rivière, garder vos yeux ouverts et maintenir vos têtes hors de l'eau. Regardez qui est là avec vous, et célébrez!

A ce moment de l'histoire, nous ne devons rien prendre

personnellement, car en dernier lieu vient nous- mêmes! Quand nous y parvenons, notre croissance et notre cheminement spirituel atteint un sommet.

Le temps du loup solitaire est révolu. Réunissez-vous!

Bannissez le mot lutte de votre attitude et de votre vocabulaire. Tout ce que nous faisons maintenant doit être fait de manière sacrée et en célébration.

Nous sommes ceux que nous attendions.

-Les Anciens Oraibi, Arizona Nation Hopi -

LA LÉGENDE DU 5ÈME RÊVE

Une légende raconte qu’au début des temps, le Grand Esprit dormait dans le Rien, le Noir Absolu. Il s’ennuyait beaucoup, Alors, il eut un rêve étonnant, il rêva son contraire. Le premier rêve fut donc la lumière. Et la lumière fut, en 1 milliardième de seconde.

Longtemps, longtemps la lumière chercha son accomplissement, son évolution, jusqu’à ce qu’elle trouve la transparence et l’arc en ciel. Et ce fut l’arc-en-ciel qui régna sur le monde pendant des millions d’années. Il était si beau.

Mais voilà qu’à son tour, l’arc-en-ciel s’emplit du désir de son contraire. Lui qui était si léger, fit le rêve d’être lourd. Et c’est ainsi que le deuxième rêve fut le caillou.

Le caillou lui aussi chercha longtemps son accomplissement, son évolution et il le trouva dans les pierres précieuses, le diamant, le cristal, et ce fut le cristal qui régna à son tour sur le monde pendant des millions d’années. Mais lui aussi se mit à rêver de son opposé.

Lui qui était si solennel, si droit, si dur, si tranchant, il rêva la tendresse, la souplesse, la fragilité́, le brin d’herbe.

Et le troisième rêve fut la fleur. Elle aussi chercha longtemps son accomplissement et ce fut l’arbre qui régna sur le monde pendant des millions d’années, 

Et à son tour, l’arbre fit un rêve. Lui, qui était si ancré à la terre, avec ses racines si profondément enfoncées dans le sol, il rêva de la parcourir librement ;

Le quatrième rêve fut donc le ver-de-terre. La quatrième route.
A son tour, le ver de terre chercha son accomplissement, son évolution à travers le monde animal,  du porc-épic à l’aigle, du puma au serpent à sonnette. Longtemps, il tâtonna.

Et puis un beau jour, dans une immense éclaboussure…apparut le dauphin.

Et là, toutes les bêtes de la terre reconnurent en lui leur accomplissement.

C’est alors que les dauphins régnèrent sur le monde.

Et l’univers entier aurait bien juré que le jeu cosmique allait s’arrêter là, vu que les dauphins semblent être les mammifères les plus intelligents et joyeux de la planète, et qu’ils passent leur temps à se rire des grands requins blancs et à faire l’amour au milieu des tempêtes, Que pourrait il se faire de mieux entre la terre et le ciel ?

Seulement voilà…Les dauphins à leur tour n’ont pu s’empêcher de rêver.

Eux qui avaient retrouvé le lien, ils révèrent de s’en détacher, ils créèrent l’être séparé́ et nous sommes apparus, nous les hommes. Car nous sommes le cinquième rêve, en marche vers le cinquième accomplissement.

Nous avons commencé par asservir tous les rêves précédents, la lumière, les cristaux, les plantes et les animaux. Vers quel but nous nous dirigeons dans l’inconnu ?

Cela, la légende ne le dit pas, mais elle nous donne quelques indices. L’accomplissement de l’humanité́ sera la résultante de tout ce que les humains peuvent rêver. Si dans le noir, il y a la lumière, si dans un caillou, il y a un cristal, si dans un brin d’herbe se cache un séquoia et si un ver de terre se transforme en dauphin… Quel peut être l’accomplissement de l’Homme ?

A quoi ressemblera l’être humain du troisième millénaire ? Il suffit peut-être de porter la plus grande attention à nos rêves.

Source : WE ARE OCEAN.

mardi 26 janvier 2016

Le rôle du tambour

Il est rond comme la Terre et comme les cycles de vie ; il est rond comme les cercles de parole.  Il est rond de la forme du soleil et de la pleine Lune ; il a la forme du cœur des fleurs.Le tambour est le point de passage avec la Terre Mère ; quand tu apprends à faire chanter le tambour, il te met en relation, en reliance avec le cœur, avec l’âme de la Terre Mère.

Le tambour n’est pas un instrument de musique, et tu ne vas pas apprendre à jouer de la musique. Le tambour chamanique est un cœur qui respire à l’unisson de la nature, à l’harmonie des différents plans de consciences. Faire chanter le tambour, c’est ouvrir les portes de reliance avec le sacré.

Quand chante le tambour, alors vient le moment de l’union avec l’âme de la Terre Mère. La mailloche que tu tiens dans la main, représente le principe masculin qui féconde le principe féminin. Il te faut apprendre à trouver la connaissance, la subtilité du principe féminin, ici le tambour, pour ne pas le contrarier, pour ne pas le brusquer ou le violenter. 

Tu ne frappes pas sur le tambour, mais tu unis ton cœur à celui de la nature. Tu ne joues pas du tambour, tu participes à l’appel, à la communion des forces anciennes. Souffle le vent, chante la langue ancienne…

Quand tu apprends à écouter le tambour, non pas avec tes oreilles, mais avec ton âme, tu apprends à entendre respirer la Terre Mère. Quand tu découvres les mots que tu peux dire avec le tambour, alors tu découvres que tu peux respirer avec la terre, avec la nature, avec les animaux, avec les dieux… 

Le tambour n’est pas un instrument de musique ; il est une partie de toi, il est une partie de la Terre Mère. Les paroles du tambour que tu vas apprendre à formuler, les initiations que tu vas recevoir vont te montrer le chemin à suivre. Mais seulement toi, tu peux décider de le prendre, de l’abandonner, de l’oublier, de le renier ou bien de le faire grandir. 

En voyant ton tambour, certains ne verront qu’un « tam-tam » ; mais toi tu sais que tu portes dans tes bras un enfant, l’enfant de la Terre Mère. 

dimanche 29 novembre 2015

Meditative Spiritual Water Healing Song - Crystal Clear



Vous êtes les bienvenus pour partager cette chanson, aussi longtemps que vous partagez l'histoire et l'enseignement, et d'où il vient (voir ci-dessous).

S'il vous plaît, prenez quelques minutes chaque jour pour prier pour notre eau. L'eau est l'élément vital de la Terre Mère. La meilleure façon d'aider notre planète et de nos eaux est d'aimer et d'être fidèle à nous-mêmes envers les autres. Parce que l'eau retient et reflète la mémoire, la pensée, l'intention et l'émotion, il faut regarder vers l'intérieur pour l'amour et la joie que nous cherchons, et nous devons reprendre nos ballots sacrés. Autrement dit, nous avons besoin de connecter avec l'Esprit en nous, et de l'honorer, afin d'aider à guérir les eaux de cette planète ... et, finalement, de nous guérir.

MUSIQUE: "Crystal Clear" comme l'a entendu sur le CD Song Medicine a publié en 2009 par Brenda Song MacIntyre Medicine Woman. Pour acheter le CD, visitez http://healingsinger.com . Pour télécharger Crystal Clear, visitez iTunes.

L'HISTOIRE DE CRISTAL CLAIR

Cette chanson est venue à moi (Brenda MacIntyre) lors d'un rassemblement spirituel, j'ai été invité à chanter à Hamilton, en Ontario,au «The VIRTUES PROJECT. The PEARLS OF WISDOM MENTORSHIP», un événement mondial pour les vertueux facilitateurs de projets. Traditionnellement, si quelqu'un voulait m'avoir à chanter et jouer du tambour, il m'offrait du tabac. Après avoir expliqué comment cela fonctionne, ce groupe de personnes a été un peu plus loin, ils l'ont mis au centre du cercle et tout le monde a envoyé ses prières en lui. Puis ils me l'ont offert. Puissant.

Alors que j'étais sur scène avec un autre joueur de tambour, que j'avais invité à jouer avec moi, je suis arrivée à un point où je n'avais absolument plus aucune idée de quoi chanter. Quand cela se passe, je sais que j'ai à canaliser une nouvelle chanson, c'est ce que j'ai fait. Je tenais le tabac serré pendant que je priais, et le chant vint, instantanément et facilement. instantanément et facilement. J'ai su très rapidement que le nom de la chanson était "Crystal Clear". Mais ce n'est que quand je suis revenue à Hamilton, quelques jours plus tard, pour effectuer une performance au Centre de santé des Autochtones que je compris la médecine de la chanson.

Après que j'ai chanté au centre de santé, le "ED" m'approcha et me dit combien il avait aimé "cette chanson pour l'eau que vous chantiez." À ma connaissance, je n'avais pas chanté une chanson pour l'eau, donc je m'interrogeai pendant quelques minutes à ce sujet. Puis c'est devenu clair. IL PARLAIT de "Crystal Clear".

Les parties parlées dans cette chanson sont extraits des enseignements que j'ai enregistré pendant que je les canalisais. Et vous entendez les vagues océaniques réelles. Je les ai enregistrés moi-même à Venise Beach en Californie en avril 2009.

L'ENSEIGNEMENT DE CRYSTAL CLEAR

La chanson est pour rassembler les gens ensemble, lâcher ce dont nous n'avons plus besoin, et pour la guérison de l'eau intérieure et tout autour de nous. Il est également question de clarté. Lorsque vint ce chant, ça a été très littéralement de l'eau de roche. Beaucoup de chansons que je canalise me prennent quelques minutes pour apprendre et pratiquer avant quelles ne sortent comme elles m'ont été données, Mais pas celle-ci. Je le savais instantanément. La chanson a une pureté, l'innocence et de douceur pour elle, parle directement à votre lumière intérieure et à l'eau de votre intérieur et vous innonde de rayonnement et de l'amour.

Copyright 2009 Brenda MacIntyre

Meditative Spiritual Water Healing Song - Crystal Clear



Vous êtes les bienvenus pour partager cette chanson, aussi longtemps que vous partagez l'histoire et l'enseignement, et d'où il vient (voir ci-dessous).

S'il vous plaît, prenez quelques minutes chaque jour pour prier pour notre eau. L'eau est l'élément vital de la Terre Mère. La meilleure façon d'aider notre planète et de nos eaux est d'aimer et d'être fidèle à nous-mêmes envers les autres. Parce que l'eau retient et reflète la mémoire, la pensée, l'intention et l'émotion, il faut regarder vers l'intérieur pour l'amour et la joie que nous cherchons, et nous devons reprendre nos ballots sacrés. Autrement dit, nous avons besoin de connecter avec l'Esprit en nous, et de l'honorer, afin d'aider à guérir les eaux de cette planète ... et, finalement, de nous guérir.

MUSIQUE: "Crystal Clear" comme l'a entendu sur le CD Song Medicine a publié en 2009 par Brenda Song MacIntyre Medicine Woman. Pour acheter le CD, visitez http://healingsinger.com . Pour télécharger Crystal Clear, visitez iTunes.

L'HISTOIRE DE CRISTAL CLAIR

Cette chanson est venue à moi (Brenda MacIntyre) lors d'un rassemblement spirituel, j'ai été invité à chanter à Hamilton, en Ontario,au «The VIRTUES PROJECT. The PEARLS OF WISDOM MENTORSHIP», un événement mondial pour les vertueux facilitateurs de projets. Traditionnellement, si quelqu'un voulait m'avoir à chanter et jouer du tambour, il m'offrait du tabac. Après avoir expliqué comment cela fonctionne, ce groupe de personnes a été un peu plus loin, ils l'ont mis au centre du cercle et tout le monde a envoyé ses prières en lui. Puis ils me l'ont offert. Puissant.

Alors que j'étais sur scène avec un autre joueur de tambour, que j'avais invité à jouer avec moi, je suis arrivée à un point où je n'avais absolument plus aucune idée de quoi chanter. Quand cela se passe, je sais que j'ai à canaliser une nouvelle chanson, c'est ce que j'ai fait. Je tenais le tabac serré pendant que je priais, et le chant vint, instantanément et facilement. instantanément et facilement. J'ai su très rapidement que le nom de la chanson était "Crystal Clear". Mais ce n'est que quand je suis revenue à Hamilton, quelques jours plus tard, pour effectuer une performance au Centre de santé des Autochtones que je compris la médecine de la chanson.

Après que j'ai chanté au centre de santé, le "ED" m'approcha et me dit combien il avait aimé "cette chanson pour l'eau que vous chantiez." À ma connaissance, je n'avais pas chanté une chanson pour l'eau, donc je m'interrogeai pendant quelques minutes à ce sujet. Puis c'est devenu clair. IL PARLAIT de "Crystal Clear".

Les parties parlées dans cette chanson sont extraits des enseignements que j'ai enregistré pendant que je les canalisais. Et vous entendez les vagues océaniques réelles. Je les ai enregistrés moi-même à Venise Beach en Californie en avril 2009.

L'ENSEIGNEMENT DE CRYSTAL CLEAR

La chanson est pour rassembler les gens ensemble, lâcher ce dont nous n'avons plus besoin, et pour la guérison de l'eau intérieure et tout autour de nous. Il est également question de clarté. Lorsque vint ce chant, ça a été très littéralement de l'eau de roche. Beaucoup de chansons que je canalise me prennent quelques minutes pour apprendre et pratiquer avant quelles ne sortent comme elles m'ont été données, Mais pas celle-ci. Je le savais instantanément. La chanson a une pureté, l'innocence et de douceur pour elle, parle directement à votre lumière intérieure et à l'eau de votre intérieur et vous innonde de rayonnement et de l'amour.

Copyright 2009 Brenda MacIntyre

Meditative Spiritual Water Healing Song - Crystal Clear



Vous êtes les bienvenus pour partager cette chanson, aussi longtemps que vous partagez l'histoire et l'enseignement, et d'où il vient (voir ci-dessous).

S'il vous plaît, prenez quelques minutes chaque jour pour prier pour notre eau. L'eau est l'élément vital de la Terre Mère. La meilleure façon d'aider notre planète et de nos eaux est d'aimer et d'être fidèle à nous-mêmes envers les autres. Parce que l'eau retient et reflète la mémoire, la pensée, l'intention et l'émotion, il faut regarder vers l'intérieur pour l'amour et la joie que nous cherchons, et nous devons reprendre nos ballots sacrés. Autrement dit, nous avons besoin de connecter avec l'Esprit en nous, et de l'honorer, afin d'aider à guérir les eaux de cette planète ... et, finalement, de nous guérir.

MUSIQUE: "Crystal Clear" comme l'a entendu sur le CD Song Medicine a publié en 2009 par Brenda Song MacIntyre Medicine Woman. Pour acheter le CD, visitez http://healingsinger.com . Pour télécharger Crystal Clear, visitez iTunes.

L'HISTOIRE DE CRISTAL CLAIR

Cette chanson est venue à moi (Brenda MacIntyre) lors d'un rassemblement spirituel, j'ai été invité à chanter à Hamilton, en Ontario,au «The VIRTUES PROJECT. The PEARLS OF WISDOM MENTORSHIP», un événement mondial pour les vertueux facilitateurs de projets. Traditionnellement, si quelqu'un voulait m'avoir à chanter et jouer du tambour, il m'offrait du tabac. Après avoir expliqué comment cela fonctionne, ce groupe de personnes a été un peu plus loin, ils l'ont mis au centre du cercle et tout le monde a envoyé ses prières en lui. Puis ils me l'ont offert. Puissant.

Alors que j'étais sur scène avec un autre joueur de tambour, que j'avais invité à jouer avec moi, je suis arrivée à un point où je n'avais absolument plus aucune idée de quoi chanter. Quand cela se passe, je sais que j'ai à canaliser une nouvelle chanson, c'est ce que j'ai fait. Je tenais le tabac serré pendant que je priais, et le chant vint, instantanément et facilement. instantanément et facilement. J'ai su très rapidement que le nom de la chanson était "Crystal Clear". Mais ce n'est que quand je suis revenue à Hamilton, quelques jours plus tard, pour effectuer une performance au Centre de santé des Autochtones que je compris la médecine de la chanson.

Après que j'ai chanté au centre de santé, le "ED" m'approcha et me dit combien il avait aimé "cette chanson pour l'eau que vous chantiez." À ma connaissance, je n'avais pas chanté une chanson pour l'eau, donc je m'interrogeai pendant quelques minutes à ce sujet. Puis c'est devenu clair. IL PARLAIT de "Crystal Clear".

Les parties parlées dans cette chanson sont extraits des enseignements que j'ai enregistré pendant que je les canalisais. Et vous entendez les vagues océaniques réelles. Je les ai enregistrés moi-même à Venise Beach en Californie en avril 2009.

L'ENSEIGNEMENT DE CRYSTAL CLEAR

La chanson est pour rassembler les gens ensemble, lâcher ce dont nous n'avons plus besoin, et pour la guérison de l'eau intérieure et tout autour de nous. Il est également question de clarté. Lorsque vint ce chant, ça a été très littéralement de l'eau de roche. Beaucoup de chansons que je canalise me prennent quelques minutes pour apprendre et pratiquer avant quelles ne sortent comme elles m'ont été données, Mais pas celle-ci. Je le savais instantanément. La chanson a une pureté, l'innocence et de douceur pour elle, parle directement à votre lumière intérieure et à l'eau de votre intérieur et vous innonde de rayonnement et de l'amour.

Copyright 2009 Brenda MacIntyre

vendredi 29 mars 2013

Les médecines animales


Pour bien saisir le concept de Médecine selon la tradition des Peaux-Rouges américains, on doit redéfinir le terme " médecine ". Pour l'Indien, tout est lié, tout est " sacré ", la vie est un " mystère " qu'il faut pénétrer à l'aide du chamane qui seul peut faire aller dans le monde des esprits son âme " séparée ". Les Indiens sont férus de rêves et de vision, ils pensent que chacun de nous a un ou des animaux-parents ou âmes qui nous prêtent leur forces et leur pouvoir. Soucieux de préserver la vie, le chasseur ne tue jamais une proie sans s'être au préalable excusé en l'informant du besoin qu'il avait de sa chair pour manger, de sa peau pour se vêtir, de ses nerfs pour faire des cordes et de ses os pour en faire des sifflets magiques, des aiguilles etc.

Le bon chasseur ne tue jamais au-delà de ses besoins et ne le fait pas par plaisir mais par nécessité. La Médecine dont nous parlons, concerne toute pratique visant à améliorer le lien qui unit chacun de nous au Grand Mystère et à tout ce qui vit ; ceci inclut la guérison du corps, celle du cerveau et celle de l'esprit. Cette Médecine engendre aussi le pouvoir personnel, la force et la compréhension. Vivre selon cette philosophie, c'est être toujours à l'affût de nouvelles façons pour apporter guérison à la Terre-Mère et à tous nos associés : famille, amis et autres créatures. La Médecine des Peaux-Rouges américains est donc un mode de vie qui engage tout l'être puisqu'il exige que nous cheminions sur la Terre-Mère en parfaite harmonie avec l'Univers.

D'après leurs habitudes de vie, nos amis les animaux livrent gracieusement certains messages de guérison, précieuses leçons de vie, à quiconque est assez astucieux pour observer leur façon de vivre. Par souci de simplicité, une seule leçon a été attribuée à chaque animal et chacun de ces enseignements se fonde sur une seule idée ou un seul concept. En réalité, tout animal peut communiquer des centaines de messages et chacun de ces messages est porteur de pouvoirs auxquels on peut faire appel. Quand vous faites appel au pouvoir d'un animal, vous demandez de vous intégrer harmonieusement à l'essence de cette créature et de participer ainsi aux forces qui lui sont propres. L'acquisition des connaissances transmises par ces sœurs et frères du royaume animal est un processus de guérison que l'on doit aborder avec humilité et intuition. Nous avons choisi d'insister sur certains aspects des messages, ceux qui correspondent aux besoins d'apprentissage de chaque Homme/Femme qui chemine sur le Bon Chemin rouge : des leçons d'humanité, de vulnérabilité et d'unité avec tous les êtres. Ces apprentissages constituent des étapes vers le pouvoir ; celui-ci réside dans une sagesse fondée sur la compréhension de son propre rôle dans le Grand Mystère ainsi que sur le respect des enseignements de toute chose vivante. Ces leçons sont éternelles et reviennent par couches successives tout au long de la vie. Quand on arrête d'apprendre, le côté magique de la vie s'envole et, avec lui, le goût de vivre.

Il est possible que vous rencontriez des animaux qui vous entretiendront d'un chemin particulier, celui du pouvoir. Ces créatures ont peut-être une médecine qui vous convient particulièrement et ils vous apparaîtront en rêve si vous les étudiez plus en profondeur. Vous ressentirez des liens étroits avec l'espèce alliée, et c'est à ce signe que vous reconnaîtrez dans cette espèce les maîtres desquels vous vous approcherez afin de croître et d'apprendre. Rien ne peut remplacer l'observation de ces créatures dans leur habitat naturel puisque ceci vous relie à la fois à la Terre, à l'animal et au Grand Mystère. Parfois, l'esprit de ce puissant allié choisit de pénétrer dans la conscience d'un être qui chemine depuis longtemps sur la Route de Médecine et de coopérer avec lui. Dans la Médecine des animaux, cette étape du processus d'initiation renforce la puissance du guérisseur.

Lorsqu'on apprend à faire appel à la médecine d'une personne, d'une créature ou d'une force naturelle, on se doit d'adopter une attitude de révérence et de bonne volonté face à l'aide que l'on recevra. Par exemple, les jeunes enfants autochtones savent que, s'ils se sont égarés, ils peuvent compter sur la médecine de leurs parents laquelle, même en l'absence de ces derniers, leur apporte la force. Les parents ressentiront les besoins de leurs enfants et souvent ils pourront, à travers les yeux de ces petits, voir précisément le lieu où ceux-ci se trouvent. Ce pouvoir qu'on a de participer aux forces de toute créature provient du fait que tout est un et que chacun a en lui une parcelle de tous les autres êtres vivants. C'est la loi de l'unité.

On peut aussi avoir recours à la puissance ou à la médecine d'un animal quand on a besoin de talents précis. Comme tout être de l'Univers a le même élément de base - l'atome - il semble assez plausible d'imaginer que ce qui nous permet de communiquer les uns avec les autres, c'est un dénominateur commun à chaque atome, soit la force créatrice du Grand Esprit qui habite au sein du Grand Mystère. L'enseignement de ces vérités a amené les Autochtones vers la compréhension et ce sont ces mêmes vérités qui peuvent vous permettre d'accéder à cet immense fonds de connaissance et de sagesse.

Le Pouvoir Guérisseur des Médecines Animales

Aux temps anciens, l'initié, le chercheur, ou toute personne en quête d'un guide consultait les aînés. Chaque tribu en comptait habituellement six qui s'asseyaient au Nord. La sagesse de ces aînés provenait non seulement de leur longue expérience de vie mais aussi de leurs connaissances sur la vie intérieure. Ils comprenaient les sentiers de la pensée, expérimentaient de puissantes visions et maîtrisaient les pouvoirs et les dons qui en découlaient. Imaginez, si vous le pouvez, les six aînés, rassemblés au Nord, assis devant une belle flambée sous la lueur d'un premier croissant de lune. Au sol, on a dessiné ce croissant avec le pollen de maïs. Trois hommes aînés sont assis à gauche (lorsque vous venez du Sud) et trois femmes aînées sont à droite. Sous la nuit noire, les Anciens baignent dans la lumière des flammes. Vous vous asseyez devant le deuxième homme, celui du milieu. Son regard ardent vous retient comme un étau. Il vous montre un sac de médecine perlé, couvert de symboles et de dessins représentant des pouvoirs. Ce sac est bordé de franges.

L'homme du milieu vous fait signe d'y mettre la main. Vous vous exécutez et vous en retirez une dent de loup, une griffe d'ours ou autre chose... Il vous dit exactement où placer ces objets dans cet espace qu'il y a entre vous. Vous obéissez. Vous puisez alors d'autres articles dans ce sac et vous les placez avec le premier article. Chaque position a une signification particulière et chaque article symbolise une leçon ou un talent. La femme du milieu regarde les objets que vous avez choisis et la place que vous leur avez donnée dans l'ensemble. Elle vous parle d'une voix douce; elle semble tout savoir à votre sujet et elle vous rejoint au plus profond de votre être. C'est un guide et une sage conseillère, capable de vous dire si vous suivez votre voie et quand vous en avez dévié. Elle peut aussi vous révéler si quelque personne ou puissance malfaisante vous a trompé et comment. Elle peut vous apporter de l'aide face à vos problèmes de santé. Enfin, elle peut vous guider dans votre cheminement spirituel. Elle vous amène à regarder à l'intérieur de vous-même comme jamais vous ne l'aviez fait auparavant; vous vous découvrez en harmonie avec toute la création. Elle peut vous fournir des conseils sur tout sujet que vous abordez. Quand vous quittez les aînés, vous vous sentez capable d'agir et de faire face à toute situation. Vous avez atteint l'état d'intégrité.

Source : Les cartes médecines de Jamie Sams et David Carson au Ed. du Roseau

Preceptes de vie amérindiens


LA NATURE

Ne considère pas seulement la nature comme un cadre dans lequel tu peux t'épanouir ,guérir les maladies de l'ame et celles du corps . La nature n'est pas extérieur à ton esprit ,il ne s'agit pas d'un monde différent ,éloigné, difficile à comprendre . Malgré le jeu des apparences ,vous n'avez qu'un seul esprit .

LA SERENITE

Sois toi-mème ,apprend par tes actes à créer des émotions , des sensations et des couleurs ,comme le peintre,comme le créateur d'univers . En toi réside le lieu du plus grand amour . Il n' y a pas d'autre lieu pour aimer.

LES POUVOIRS DE L' ESPRIT

Ton propre esprit n'est pas enfermé ,cadenassé à l'intérieur de toi-mème . Sans que tu le saches ,il communique avec la nature subtile des ètres et des choses . Il se déplace sur de grandes distances ,parle dans tes rèves ,t' adresses des signes que tu ne sais pas traduire . Apprend à lire dans ton esprit ,et le Grand Esprit de l 'univers te répondra .

L' AMITIE

Les yeux de tes frères sont le miroir de ton ame .Apprend à y lire tes propres angoisses ,tes joies, tes certitudes, tes désirs.  Apprend à les aimer.

LA MALADIE ET LA MORT

Tu n'es pas seul face à la maladie .Apprend à voir avec l'oeil de l'esprit ,et tu verras que les objets eux-mèmes éprouvent de la pitié pour les hommes.

LA MEDITATION

Méditer ,c'est contempler le mystère de la nature ,son miracle permanent ,à l'intérieur de soi . Il n' y a nul autre lieu pour communier avec le Grand Esprit de l ' univers.

LA BONTE

La plupart des hommes craignent la bonté ,comme les oiseaux de nuit craignent une trop grande lumière . Ils ont besoin de pénombre pour se travestir ,porter des masques et se mentir à eux-mèmes . La bonté les dérange parce qu'elle leur semble si peu humaine ,plus proche de l'ange que de l'homme . Souviens-toi que la bonté n'est pas une faiblesse de l'ame ,ni une pleurnicherie sur l' épaule de ton frère . Comprend la puissance de la bonté ,son pouvoir infini . Quand elle parait ,la bonté arrache les masques et dénude les coeurs . Le guerrier qui porte l'arc de sagesse l'utilise comme une flèche de feu.

LES REVES

Souviens-toi de tes rèves , observe-les comme un territoire inconnu car ils viennent des profondeurs de toi-mème ,porteurs d'un conseil, d'un message ou d'un avertissement.

LA SOLITUDE

Il existe une différence entre l'isolement ,la réclusion et l'état de profonde solitude . L'homme intérieurement seul ne dresse pas des murs pour se protéger , ne dispose pas d' obstacles entre lui et les autres . Il se tient seul en lui-mème ,c 'est à dire libéré des contraintes ,des idées toutes faites ,des opinions diverses qui encombrent l'esprit.

LA TERRE DE L ' HOMME LIBRE

En toi sont tous les mondes rèvés par l'homme , passés,futurs ,et d'autres encore jamais rèvés . Tout est là ,dans l'espace infini et sacré de ton esprit . Respecte-le ,éprouve de l'amour pour lui ,considère-le comme un dieu ,sans perdre l'idée de ta fragilité ,emporté par le fleuve du temps ,riche et pauvre à la fois.


(Extraits du livre de Jean-Paul Bourre : Preceptes de vie issus de la sagesse amérindienne - Coll: Points-Sagesses-Seuil)

Enseignements Blackfoot


La nation Piikani fait partie de la confédération des Pieds-Noirs. De nombreux aînés croient qu’il existe un cercle oral, ou système, qui relie toutes les Premières nations de l’Amérique du Nord. Dans notre mode de vie traditionnel, notre demeure est sacrée. Les tipis dans lesquels nous nous assoyons en forme de cercle sont à la base de notre système piikani-pied-noir. Premièrement, notre structure circulaire traditionnelle avait un côté féminin et un côté masculin. Au centre, il y avait un feu. Certaines personnes formaient un cercle autour du feu et d'autres s'assoyaient derrière. Du côté opposé de la porte, à l'Ouest, se trouvait une place d'honneur, où nous déposions les ballots sacrés, qui sont la source de l'autorité et des lois de la communauté. L'espace au nord du feu pouvait servir à la préparation du calumet sacré. Devant nos ballots était installé l'autel de purification. L'hacheur de tabac s'assoyait au nord de l'autel et les assistants, près de la porte. Les joueurs de tambour prenaient place au sud du feu. Puis, assises autour du cercle du côté féminin, se trouvaient la célébrante et l'hôtesse. Des gardiennes de ballots similaires s'assoyaient du coté des gardiennes de ballots. Les anciennes gardiennes de ballots et autres grands-mères de cérémonie s'installaient près de la porte. Les gens étaient disposés de la même façon du côté masculin : l'hôte, d'autres gardiens de ballots, puis les grands-parents des gardiens de ballots, les célébrants ou les aînés près de la porte. C'était à peu près la façon de s'asseoir en cercle, quelle que soit la cérémonie.

À une époque, toutes les personnes qui formaient ce cercle avaient une place dans le système des sociétés pieds-noirs. Tous nos processus piikani étaient régis par ces sociétés : elles voyaient au maintien de l'ordre, aux services sociaux et à l'éducation, ainsi de suite. Un processus piikani--pied-noir traditionnel comporte quatre dimensions : lieu, geste, langage et chant. Donc, si je dis que j'appartiens à la société du Calumet du Tonnerre, par exemple, je dois pouvoir démontrer à ses membres mon savoir des quatre dimensions de cette société.

Je dois pouvoir m'asseoir dans leur lieu et poser certains gestes pour démontrer mes capacités et compétences. Je dois parler leur langage et chanter les chants associés à l'autorité du Calumet du Tonnerre. Si je ne peux pas le faire avec respect et compréhension, je ne peux pas faire partie de leur société ou de leur discours. C'est notre façon de protéger une information ou un concept, ou d'en reconnaître l'autorité. Donc, dans cette structure circulaire, il devait y avoir du respect.

Les grands-parents de cérémonie peuvent être appelés à animer ou à superviser des cérémonies. Ils nous procurent aussi leurs conseils et leur direction. Les animaux et les plantes, l'air et l'eau sont donc mes égaux; les étoiles sont mes égales, et je suis l'égal de tous les êtres humains et même des insectes. Donc, le concept de l'égalité des êtres était à l'origine de toutes nos pratiques -- nos formes de gouvernance et nos interactions sociales. Notre langue et nos traditions orales piikani-pieds-noirs reposent sur des pratiques cérémonielles, et nos modes de collaboration et de communication sur une structure circulaire de cérémonie. L'autorité ne se transmettait plus par des rites transférés à l'aide de chants ou de cérémonies; elle provenait maintenant de documents écrits.

L'information remise aux gardiens de rites hérités provient d'une source sacrée. Le Créateur nous a donné notre système judiciaire pour nous aider à prendre des décisions.

Donc, quand nous prenons une décision, nous nous enduisons et prions, et demandons au Créateur de participer à la décision. Il est toujours légitime, car le Créateur est toujours là lorsque nous prenons des décisions, même les décisions les plus techniques. Le Créateur a offert à toutes ses créations des systèmes de gouvernance, comme les sociétés pieds-noirs.

Ces sociétés sont nos systèmes éducatif, administratif, militaire et policier.

Il y a 100 ans dans la nation Pied-Noir, de nombreuses sociétés se côtoyaient : la société des Abeilles, la société des Mouches, la société des Vers, ainsi de suite. L'âge déterminait l'appartenance à une société particulière. Les enfants se joignaient à une société alors qu'ils étaient encore tout jeune, y étaient membres quelques années puis changeaient de société.

Les sociétés offraient un mode d'apprentissage; elles enseignaient aux enfants la discipline mentale, physique et spirituelle. Et lorsque l'enfant grandissait, il était admis à la société adulte appropriée.

À une époque, la pratique de nos traditions était illégale au Canada. Les sociétés ne sont plus clandestines de nos jours, mais bon nombre de celles qui existaient il y a 100 ans ont disparu. Certaines personnes âgées en connaissent encore les rituels. Mais si nous ne leur demandons pas de nous les montrer, nous les perdrons à jamais. Là où vivent les Piikani, on connaît aujourd'hui deux sociétés : la société des Chiens Sans Peur et la société Neepomakeeks, ou société des Mésanges. Les Sangs, les Siksikas, les Sarcis et les Piikani du Sud pratiquent encore la société des Cornes, la société des Pies, la société des Colombes et la société des Chiens Sans Peur. Si vous appartenez à une société et adoptez vraiment ses modes de vie, vous avez le droit de chanter ses chants lorsque vous vous apprêtez à méditer ou à prier, ou à n'importe quel autre moment. Même si vous pensez avoir besoin d'aide spirituelle avant une présentation, vous pouvez chanter pour réussir à mieux vous exprimer, à trouver la force d'aller à la rencontre des gens. Et c'est là qu'est le pouvoir.

Nos sociétés piikani traditionnelles aident à définir notre identité et à la façonner afin que nous puissions reconnaître que nous sommes des êtres complets, investis de nombreux dons du Créateur. Si vous ne vous voyez pas ainsi, si vous négligez votre personne, vous passez à côté du but. Vous devez tenir compte de toutes vos dimensions : le mental, le physique, la spiritualité et les émotions. Toutes ces dimensions doivent être intactes, tout comme vos cinq sens.

Beaucoup de personnes ne comprennent pas vraiment les cinq sens. Mais la plupart du temps de nos jours, nous ne portons pas vraiment attention. Le vrai discernement vient de la pleine conscience du fait que ce qui nous entoure est un don du Créateur. J'ai compris cela lors de ma quête de la vision. Le discernement exige de voir avec des yeux nus pour transmettre le message aux sentiments et aux sens de l'odorat et du goûter, et le ressentir pleinement à l'aide de tout son corps. Et si vous entendez quelque chose, comme des tambours ou un chant, ce message, ce qu'il signifie vraiment, sera transmis à vos sentiments -- et vous l'approfondirez. Nos sociétés, nos systèmes éducatifs, ont été conçues pour nous permettre d'accéder à ce lieu de discernement, ce lieu de respect de tout ce qui nous entoure.

Les pow-wow sont des rassemblements de tout le peuple, où les nations se réunissent, dansent et jouent du tambour. Pour certaines personnes, les pow-wow ont un sens très superficiel qui se limite à la beauté extérieure des perles, des plumes, des chants, des tambours, ainsi de suite. Mais les penseurs indiens, eux, portent attention au statut traditionnel : l'homme qui porte une coiffe en dansant a un chant lui permettant de la porter. S'il tient un hochet, il a un chant lui permettant de le tenir. Cela se rapporte à notre système de croyances. Opshkaukshin sert aussi si quelqu'un a parlé en mal de vous. Et lorsque vous dansez en reproduisant vos rêves ou la manière dont dansaient auparavant vos ancêtres, vos mouvements servent à éloigner ces choses.

Source extrait : REG CROWSHOE ET JEFF CROW EAGLE

Enseignements Oijbwe



Il y a sept directions sacrées.

Parmi elles figurent les quatre points cardinaux du cercle d’influences, représentées chez les Ojibwés par les couleurs jaune, rouge, noir et blanc. Le bleu symbolise notre père le Ciel, dans les sphères célestes, le vert symbolise notre mère la Terre, dans les sphères terrestres, et le mauve symbolise l’être, au centre du cercle. Les sept étapes de la vie sont aussi représentées dans le cercle d’influences. Elles débutent à l’Est et traversent le cercle jusqu’à l’Ouest. Les sept étapes de la vie sont : La Bonne Vie, la Vie accélérée, La Vie errante, les Étapes de la Vérité, de la Planification et de l’Action, et la Vie d’Aîné. Le cercle d’influences compte également les sept enseignements du grand-père. Ces enseignements débutent dans la direction Nord pour se diriger vers le centre du cercle. Ils nous montrent l’honnêteté, l’humilité, le courage, la sagesse, le respect, la générosité et l’amour. Les enseignements du cercle d’influences sont vastes. Chaque direction du cercle ojibwé compte sept enseignements, comportant chacun des sous-enseignements sur divers sujets, comme la provenance et la signification du foin d’odeur et des autres remèdes. Les quatre directions du cercle d’influences nous rappellent de nombreuses choses, comme le besoin de créer un monde équilibré et de tendre tous les jours vers notre propre équilibre intérieur. Ici, vous aurez un premier aperçu de quelques-uns des nombreux enseignements et connexions du cercle. Tout est regroupé par quatre, ce qui facilite l’assimilation et l’apprentissage des notions. Les enseignements des quatre directions débutent à l’Est et suivent le sens des aiguilles d’une montre.

LE CENTRE

Chaque personne porte en elle un feu qu’elle doit nourrir à l’aide de ses connaissances ou de ses expériences et interactions.

L ’EST – WAABINONG

Nous venons de l’Est. L’Est représente la saison du printemps et le printemps de la vie. C’est là que débute notre cheminement d’êtres humains venus du monde spirituel dans le monde physique. Elle, c’est notre mère, celle qui nous donne la vie. Nous naissons quand, en tant qu’esprit, nous demandons au Créateur d’accéder au monde physique. Le Créateur nous accorde ce souhait en nous faisant quatre dons : ceux de choisir notre mère et notre père, pour qu’ils puissent nous aider à atteindre l’équilibre, à trouver la paix intérieure, et ceux de déterminer comment nous viendrons au monde et comment nous mourrons. Par conséquent, dans le monde spirituel, nous trouvons notre mère spirituelle et notre père spirituel, et leur demandons : « Me servirez-vous de véhicule pour accéder au monde physique? » Lorsqu’ils acceptent, le Créateur les unit. Un esprit naît alors dans le monde physique, et la mère le porte pendant neuf mois jusqu’à ce qu’elle perde ses eaux. Nous entrons alors dans le monde physique Notre cheminement débute à ce moment, lorsque le Créateur nous insuffle l’esprit de la vie. Et c’est l’esprit qui motive toute la vie dans ce grand cercle. Jusqu’à notre dernier souffle, nous sommes des esprits en voyage dans le monde physique. La vie est un don. Pour honorer ce don, on nous a donné le tabac. Le tabac nous est donné ici, dans la direction Est, pour nous rappeler de rendre humblement grâce pour tout ce qui vit sans oublier que nous aurons toujours besoin de direction et de protection, et que nous ne pourrions pas exister sans les dons du monde naturel qui nous entoure L’Est nous apporte de nombreux enseignements.

LE SUD – ZHAAWANONG

Ici, dans la direction Sud du cercle d’influences, tout s’épanouit. Les arbres se réveillent pour produire des feuilles. La vie est en effervescence parce que l’été est arrivé; elle danse. Toute la création est nourrie de façon continuelle; tout est nouveau, tout croît. Cette direction est associée à la jeunesse, une étape de la vie marquée par un dilemme; les jeunes n’ont pas encore atteint l’âge adulte, mais ne sont plus des enfants. Ils cherchent à trouver ce qu’ils ont laissé derrière à l’étape de l’enfance ou perdent l’essence qui les habite, parce qu’elle a été mal nourrie.La direction Sud nous rappelle de prendre soin de notre esprit. Lorsque nous atteignons l’équilibre intérieur, l’esprit nous prévient des dangers, nous dit : « Non, ne va pas là. Viens plutôt par ici. » Quoi qu’il arrive, l’esprit, l’intuition, ne se trompe jamais lorsque nous l’écoutons. Le cèdre nous a été donné pour nous aider au Sud. Grand-Mère Cèdre nous aide; ses remèdes nous libèrent de tout ce qui fait obstacle à notre cheminement. Lorsque nous sommes prêts à nous en défaire, elle nous en libère. C’est pourquoi on dit du cèdre qu’il purifie le corps et l’esprit.

L’OUEST – EPANGISHMOK

La direction Ouest correspond à l’étape adulte ou l’étape des baies. C’est là que les pousses de l’été prennent de la maturité. C’est le temps des récoltes. Pour une grande partie de la création, le voyage physique se termine et la vie reprend le chemin du monde spirituel. Le coucher du soleil, à l’Ouest, signifie la mort du jour. Ainsi, nous mourons de plusieurs morts durant une vie. Et tout comme meurent nos vieilles pensées et impressions, pour faire place à de nouvelles, la mort nous envahit plusieurs fois dans une journée. Intérieurement, nous changeons constamment. Nous tournons autour de la porte de l’Ouest en dansant de nombreuses fois par jour pour honorer l’esprit de la mort. À mesure que nous nous enfonçons dans l’âge adulte, la mort et la perte deviennent de plus en plus visibles. À la lumière de la mort, il importe d’accepter que le changement perpétuel fait partie de la vie. L’Ouest représente aussi le cœur, l’évaluateur de ce qui se passe dans notre vie. En tant qu’adultes, nous devons garder contact avec cet évaluateur, parce qu’il nous aide à voir le cycle de la vie, à apprécier les fruits de la vie, à en profiter, à accepter la vieillesse et le changement, et à vivre en paix avec nos vies et nos morts. Nous avons la responsabilité de nourrir notre cœur pour atteindre l’équilibre et de reconnaître le cercle d’influences pour ce qu’il est. Pour nous aider, nous avons reçu le don de la sauge. Lorsque nous nous en enduisons le corps, la brûlons et nous couvrons de sa fumée, nous nous purifions la tête et le cœur pour mieux nous préparer à poursuivre notre chemin. Dans la direction Ouest, nous en avons appris sur la mort et le pouvoir du changement et de la guérison. Nous avons appris que la paix intérieure n’appartient pas au cerveau, mais au cœur. La mort peut être source de liberté : liberté de continuer, d’être. Il est très important de ne pas l’oublier. Nous pourrons un jour apprécier la direction Nord que si nous avons réfléchi attentivement à ces enseignements à l’Ouest.

LE NORD– KIIWEDINONG

Le temps est venu de laisser de côté les questions de naissance et de mort, le continuum de la mort et de la renaissance. La direction Nord correspond à la période de repos. Parce que la mort est suivie d’un repos durant lequel nous songeons au passé, certains appellent la direction Nord la période du souvenir. À cette étape, notre attention se tourne également vers le corps et le besoin d’en prendre bien soin. Nous devons reposer notre corps lorsqu’il est fatigué, tout comme la Terre se repose de ses labeurs en hiver. Et lorsque notre corps a faim, nourrissons-le. Sachons ce dont nous le nourrissons, ce qui est sain pour le corps. Le moment est aussi venu de réfléchir à l’enfance, à l’adolescence et à la vie adulte. C’est donc ici que nous honorons nos aînés. Nos aînés se trouvent ici, en compagnie des gardiens du calumet et des huttes, parce que leurs cérémonies nous procurent les enseignements de toutes les directions du cercle d’influences. Ils nous aident aussi à accepter toutes nos dimensions – l’enfant, l’adolescent et l’adulte – afin que nous puissions ressentir et connaître toute la plénitude de l’être. La direction Nord est un lieu de sagesse. C’est donc ici que l’hiver, les aînés partagent leurs histoires et leurs enseignements. Voilà ce que nous enseignent les quatre étapes du cercle d’influences. Nous apprenons à reconnaître la beauté dans tout ce qu’offre le cycle de la vie, la tristesse et la joie, la vie et la mort. Nous apprenons qu’ils forment un tout, que la mort inclut la vie et que la vie inclut la mort, et que la beauté elle-même vient de l’équilibre complet du cercle. Nous sommes revenus à notre point de départ et je rends grâce. À la porte de l’Est, je dis « Meegwetch », à la porte du Sud, « Meegwetch », à la porte de l’Ouest, « Meegwetch », et à la porte du Nord, « Meegwetch».

Source extrait : Lilian Pitawanakwat

Enseignements Cree


Le peuple Cree avait reçu un nom qui symbolise les quatre dimensions de l'être. Ce nom fait référence à l'équilibre des quatre dimensions représentées par les quatre points cardinaux du cercle d'influences. Chez les êtres humains, ces quatre dimensions sont la spiritualité, le physique, les émotions et le mental. Nous devons tenter de maintenir l'équilibre des quatre dimensions qui nous ont été données pour mener nos vies. Le feu est au centre du cercle d'influences, d'où provient la signification des enseignements. Le feu représente aussi l'être. Lorsque nous regardons le cercle d'influences, nous partons de nous-mêmes puis traçons notre cercle en regardant vers l'extérieur. C'est ainsi que le cercle d'influences symbolise notre cheminement de vie. Les personnes âgées vous diront qu'il représente la vie.

Prenons les quatre saisons et la trajectoire du soleil. Le printemps est situé à l'est, l'été au sud, l'automne à l'ouest et l'hiver au nord. Cela explique très bien comment la vie naît en lumière, à l'est, puis s'éteint graduellement à mesure qu'elle se dirige vers l'ouest et le nord. Comme le soleil, la vie nous est donnée puis nous quitte. Ce que nous faisons de cette vie constitue notre cheminement. C'est pourquoi nous avons besoin des dons des quatre points cardinaux -- les dons de l'esprit, du corps physique, des émotions et du mental -- et nous devons en maintenir l'équilibre.

De nos jours, beaucoup de gens sont en déséquilibre parce qu'ils ont tendance à ne privilégier que deux dimensions de l'être, le mental et le physique. Ils oublient de prendre soin de leur côté spirituel et ne savent souvent pas comment exprimer et vivre leurs émotions. Les gens pensent que démontrer de la colère équivaut à exprimer ses émotions. Mais l'émotivité, ce n'est pas cela. La colère est un mécanisme de défense qui protège nos émotions.

Quant à l'esprit, nous ne semblons jamais avoir le temps de nous y attarder. Les gens pensent que la spiritualité exige de longues périodes de dévotion. Mais être spirituel signifie se rappeler; se rappeler que l'esprit est le premier des dons reçus à la naissance. Or, nous avons tendance à l'oublier. Les enseignements du tipi, comme je les appelle aujourd'hui, portent sur l'entretien des quatre dimensions de l'être - la spiritualité, le physique, les émotions et le mental -- qui puisent leurs racines dans les quatre points cardinaux. Le tipi est également un symbole de la femme.

Pour nous, le mot tipi ne veut rien dire. De nos jours, nous utilisons le mot cri migawap. Au début, la hutte n'avait pas la forme d'un tipi. Elle avait la forme d'un dôme. Aujourd'hui, la hutte en dôme sert de suerie. Quand elle nous a été donnée, nous ne pouvions pas y faire de feu. Pour dormir au chaud, les gens collectaient les pierres à l'extérieur, les chauffaient et les plaçaient dans une fosse au milieu de la hutte. Mais ils ne pouvaient pas y faire de feu pour cuisiner. Ils devaient préparer la nourriture à l'extérieur.

Quand la structure du tipi a changé et que la hutte a grossi, les gens ont pu se mettre à y faire du feu. En cri, le centre -- le feu -- s'appelle iskwuptew. Dans notre langue, nous disons iskwew pour une femme et iskwewuk pour plus d'une femme. Nous portons le nom de ce feu, iskwuptew. C'est un nom très puissant parce qu'il honore le caractère sacré de ce feu.

Lorsqu'on installe correctement un tipi, on ne voit pas le bas des perches. Il monte alors dignement vers le ciel tout comme le faisaient autrefois les femmes, les jambes cachées sous la jupe qui représente aussi le cercle sacré de la vie. Et lorsqu'on relève les rabats du tipi, on voit comment on accueille la vie. Les rabats rappellent une femme debout, les bras ouverts, qui remercie la vie pour tout. C'est l'esprit et le corps de la femme, laquelle représente le pilier de la famille et de la communauté. La femme nous enseigne les valeurs qui assurent notre équilibre. C'est pour cela que la construction du tipi est un geste si solennel. La cérémonie de la construction du tipi représente la valeur des enseignements des femmes.

Personnellement, quand je prépare quelque chose, ce n'est pas seulement pour le faire; j'y accorde un sens. Quand je cueille le foin d'odeur par exemple, quand je le tresse, je fais une certaine prière. Ensuite, quand je le donne à une personne et qu'elle le brûle, mes prières sont libérées et viennent l'aider. Quand je construis un tipi, quand je le monte pour la première fois, je dois l'orienter vers l'est parce qu'à mes yeux, le tipi n'est pas seulement un symbole, c'est une cérémonie. L'entrée est très importante lors de la cérémonie du tipi. Les Cris l'orientent vers l'est, qui représente le début de la Création. Lorsqu'une personne me demande de construire un tipi, je lui montre la cérémonie pour qu'elle puisse s'ouvrir au vrai sens et au vrai enseignement du tipi. J'espère ainsi toucher son esprit et l'aider dans son cheminement de vie. Je demande habituellement à la femme de la famille d'offrir le tabac, parce que le tipi est un symbole de femme et que la cérémonie est un enseignement de femme.

LES PERCHES

Nous pourrions discuter longuement de chacune des perches; elles contiennent toutes de nombreux enseignements, qu’on comprend vraiment avec le temps et l’expérience. Les termes généraux suivants offrent un aperçu de ce que chaque perche représente.

Chaque fois que nous plaçons une nouvelle perche, nous la fixons aux autres avec de la corde. Il faut le voir pour en apprécier l'enseignement. Cette corde est le lien sacré qui lie entre eux tous les enseignements.

OBÉISSANCE 

L’obéissance signifie que nous acceptons les conseils et la sagesse des autres en ouvrant nos oreilles plutôt que notre bouche. Nous apprenons en écoutant les récits traditionnels, nos parents, nos gardiens, nos pairs et nos professeurs. Leurs comportements et leurs rappels nous informent sur le bien et le mal.

RESPECT 

Le respect signifie que nous rendons honneur à nos aînés, à nos pairs, aux étrangers en visite dans notre communauté et à toutes les formes de vie. Nous devons honorer les droits fondamentaux des autres.

HUMILITÉ 

Nous ne sommes pas supérieurs ou inférieurs aux autres dans le cercle de la vie. Nous nous sentons plus humbles quand nous comprenons notre rapport à la Création. Nous sommes si petits comparativement à sa majestueuse étendue, un simple fil de la toile de la vie. Comprendre cela nous aide à respecter la vie et à y accorder toute sa valeur.

BONHEUR 

Une fois le trépied assemblé, une quatrième perche vient compléter la porte. Cette perche nous enseigne le bonheur. Nous devons faire preuve d’enthousiasme pour encourager les autres. Nos bonnes actions plairont à nos ancêtres dans l’autre monde. C’est ainsi que nous partageons le bonheur.

AMOUR

Pour vivre en harmonie, nous devons nous accepter les uns les autres, tel que nous sommes, et accepter les personnes qui ne font pas partie de notre cercle. Aimer signifie que nous sommes bons et doux envers nous-mêmes et les autres.

FOI 

Nous devons apprendre à croire les autres, à leur faire confiance et à croire en une force suprême, que nous adorons et qui nous donne la force de mériter notre place au sein de la race humaine. Pour maintenir notre spiritualité, il faut l'alimenter tous les jours et pas seulement de temps à autre. Ce n’est pas quelque chose qu’on fait une fois par semaine; c’est notre vie.

APPARTENANCE

Notre famille nous importe. Elle inclut nos parents, nos frères et nos sœurs qui nous aiment et nous procurent les racines nous liant à la Terre, source de vie. Elle inclut aussi les membres de notre famille élargie, c’est-à-dire nos grands-parents, nos tantes, nos oncles et nos cousins, ainsi que leurs belles-familles et enfants. Ces gens sont aussi nos frères et sœurs, et contribuent à notre sentiment d’appartenance à la communauté.

HYGIÈNE

De nos jours, quand nous parlons d'hygiène, la plupart des gens pensent à l'hygiène du corps, qui est très importante. Il y a des années, cependant, quand les personnes âgées parlaient d'hygiène, elles faisaient référence à l'esprit. Lorsque je m’assoyais avec les vieilles Kookums dans le tipi, elles étaient très puissantes sur le plan spirituel. Les pensées pures proviennent d’un esprit pur, fruit de la spiritualité. La pureté de l’esprit et la sérénité nous enseignent à ne pas maltraiter les autres. Les bonnes habitudes de santé sont également le reflet d’un esprit pur.

RECONNAISSANCE 

Nous apprenons à rendre grâce, à toujours être reconnaissants envers le Créateur de sa générosité, que nous avons le privilège de partager avec les autres. Nous sommes reconnaissants pour tout ce que les autres font pour nous.

PARTAGE 

Nous apprenons à faire partie d’une famille et d’une communauté en contribuant à leur approvisionnement en nourriture et autres produits essentiels. Le partage des responsabilités nous enseigne l’importance de collaborer et d’apprécier les fruits de notre labeur.

FORCE Nous ne parlons pas de force physique mais de force spirituelle. Durant l’enfance, le jeûne nous a appris la force spirituelle. Nous devons apprendre à être patients et à ne pas se plaindre quand les temps sont durs. Nous devons endurer et faire preuve de compréhension. Nous devons accepter nos propres difficultés et tragédies afin de donner aux autres la force d’accepter les leurs.

SAINE ÉDUCATION DES ENFANTS 

Les enfants sont des dons du Créateur. Nous sommes responsables de leur bien-être spirituel, émotionnel, physique et intellectuel, puisqu’ils ont reçu le don de représenter le cercle continu de la vie, que nous jugeons être la volonté du Créateur.

ESPOIR 

Nous devons envisager d’aller vers l’avant. Nous devons sentir que les graines que nous plantons porteront fruit à nos enfants, nos familles et nos communautés.

PROTECTION ULTIME 

C’est la dernière de nos responsabilités pour assurer l’équilibre et le bien-être corporel, mental, émotionnel et spirituel de la personne, de la famille, de la communauté et de la nation.

RABATS DE CONTRÔLE 

Les rabats de contrôle du tipi nous apprennent que nous sommes tous liés par nos relations et dépendons les uns des autres. Le fait de respecter et de comprendre cette connexion assure l’harmonie et l’équilibre dans le cercle de la vie. Lorsque nous n’utilisons pas correctement les rabats, le tipi se remplit de fumée qui nous empêche de voir. C’est comme la vie : si nous ne vivons pas en harmonie, nous ne voyons pas où nous allons.

EST

L'esprit de la femme vient de l'est, où se lève le soleil, où naît notre chaleur et notre vision. Son esprit fait entrer la chaleur dans nos maisons. La sauge est l’une de nos quatre plantes médicinales sacrées. Elle réside également à l’est, parce qu’elle appartient aux femmes et vient de la plante du bison qui leur a été donnée. On l’appelle la sauge du bison des Prairies.

SUD

Ici, au sud, toute la vie bourdonne. C’est l’été. Le sud représente notre dimension physique. À cette étape de notre cheminement, nous devenons de jeunes gens.

NORD

Nous avons débuté à l’est, nous sommes passés au sud puis nous nous sommes dirigés vers la dimension émotive, à l’ouest. Cela ressemble à n’importe laquelle de nos cérémonies. Elles débutent à l’est puis se terminent dans la direction nord, tout comme notre cheminement de vie.

LE TAMBOUR

Les quatre points cardinaux du cercle d’influences comportent un enseignement sur la responsabilité et la relation entre les quatre étapes de la vie. Cet enseignement provient de l’enseignement du tambour. du cercle qu’il constitue. Au moment d’attacher le tambour, le croisement des directions montre comment le parent peut élever le nourrisson parce que le cordon va de l’enfant à l’adulte. Il se dirige ensuite vers l’aîné, puis vers l’adolescent.

Source extrait : Mary Lee